MagIA diagnostics : la santé au bout du doigt

Marie Lyan
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Lecteur MagIA
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Issue de quinze années de recherche collaborative entre le CNRS, Grenoble-INP, l'Inserm et l'université Grenoble-Alpes, MaglA diagnostics développe un dispositif d'aide au diagnostic des maladies infectieuses (hépatite B et C, VIH) : seuls 5 microlitres prélevés sur le doigt suffisent à cette technologie, qui repose sur l'utilisation de nanoparticules et micro-aimants. Avec une cible : les publics les plus éloignés du système de soins.
La startup cible aussi plus largement l'Afrique et l'Asie. Destinée à assurer la pré-industrialisation et la finalisation de son prototype, cette levée de fonds devrait être la première d'une longue série pour la jeune pousse de dix salariés. Elle espère lancer ses premiers kits d'ici à fin 2020 pour l'hépatite B, et 2021 pour l'hépatite C et le VIH.
Réagissant à la trace laissée par le virus au sein de l'organisme, sa technologie pourrait ensuite être adaptée à d'autres virus (chikungunya, zika, dengue) et même aller jusqu'à mettre en évidence une urgence cardiovasculaire.
Actuellement hébergée au sein du campus d'innovation Minatec, MagIA diagnostics recherche de nouveaux locaux, pour accueillir, d'ici à la fin de l'année, sa première ligne pilote destinée à la production de ses consommables. Une seconde levée de fonds est déjà prévue début 2020, afin de financer l'industrialisation et la mise sur le marché du dispositif.
À terme, l'entreprise vise 30 millions d'euros de chiffre d'affaires, sur les marchés européen et américain.
Marie Lyan