Fontanille : de la lingerie au pansement sur mesure
Stéphanie Gallo Triouleyre
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Corail
DR
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Elle avait failli disparaitre en 2012. Une quarantaine de ses 70 salariés s'étaient alors réunis pour constituer une SCOP et reprendre cette PME altiligérienne vieille de plus de 150 ans. Sept ans plus tard, elle est à un tournant de son destin.
Historiquement positionnée sur la fabrication de textiles destinés aux bas lingerie auto-fixants et aux bas médicaux de contention, elle envisage de se lancer prochainement dans la fabrication de pansements sur mesure en impression 3D. Une diversification qui la ferait basculer dans l'industrie 4.0 et dans une progression significative de son chiffre d'affaires. L'enjeu financier est d'importance pour les salariés, tous sociétaires, même si depuis la reprise, Fontanille parvient à maintenir l'équilibre financier et à investir (un million d'euros en six ans).
L'entreprise de Haute-Loire avait fait un pas hors de son sentier historique, dès l'année dernière, en se lançant dans le projet baptisé Artefact. Son dirigeant, Rolland Arnaud avait alors accepté de recevoir en résidence l'artiste Jérémy Gobé, pour décorer l'Hôtel de ville de Clermont-Ferrand.
L'artiste, déjà spécialisé dans le corail, avait alors été immédiatement frappé par la dentelle en points d'esprit de Fontanille. La similitude étant presque parfaite avec la structure microscopique du corail. Il s'était alors rapproché d'une pointure scientifique spécialisée dans le corail, Isabelle Domart-Coulon (Muséum National d'Histoire Naturelle). Depuis, les scientifiques, l'artiste et la PME de Haute-Loire planchent sur le développement d'un substrat en dentelle permettant de développer des boutures de corail et de les implanter sur les récifs décimés. Comme un pansement pour les coraux.
Stéphanie Gallo Triouleyre