Préparé à Toulouse, le projet X-IFU doit changer notre connaissance de l'univers

Pierrick Merlet
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X-IFU
Rémi Benoit

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X-IFU
Rémi Benoit
Est-ce depuis la Ville rose que les découvertes majeures sur la construction de notre univers se feront à l'avenir ? C'est en tout cas l'objectif à travers le projet X-IFU, porté un consortium de 220 ingénieurs et chercheurs, de 13 pays différents, dont la responsabilité scientifique a été confiée à Didier Barret, directeur de recherche à l'Institut de recherche en astrophysique et planétologie (IRAP) de Toulouse.
Pour cela, le spectromètre X-IFU, dont le CNES et l'Agence spatiale européenne (ESA) viennent d'annoncer sa faisabilité après quatre ans d'études, sera lancé avec le télescope spatial Athéna le 24 décembre 2031, par Ariane 6. Athena succédera ainsi aux deux observatoires spatiaux dans les rayons X actuellement en fonctionnement, à savoir XMM-Newton de l'ESA et Chandra de la NASA... lancés à la fin des années 1990.
L'IRAP travaille déjà à l'élaboration du spectromètre (Crédits : Rémi Benoit).
En effet, placé au foyer de ce futur télescope spatial, le spectromètre X-IFU permettra d'observer tous ces phénomènes visibles uniquement depuis l'espace en mesurant les rayons X.
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À titre de comparaison, la résolution spectrale de X-IFU sera 50 fois meilleure que celle de XMM-Newton, ce qui permettra des mesures plus détaillées sur ces événements par rapport à celles d'aujourd'hui. Par exemple, les scientifiques seront capables de réaliser des cartes en 3D des trous noirs observés, d'étudier leurs vents et leurs jets.
Pierrick Merlet