Smash : le service de partage de fichiers qui veut conquérir les entreprises
Stéphanie Borg
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Smash
Capture écran fromsmash.com
Stéphanie Borg
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Smash
Capture écran fromsmash.com
L'offre technique est simple : permettre, via une plateforme sécurisée, l'échange de fichiers entre plusieurs utilisateurs. Mais le français Smash va plus loin que son illustre concurrent WeTransfer : taille des fichiers illimitée, données stockées au plus près des utilisateurs (ce qui optimise la durée théorique de téléchargement), disponibilité du lien de téléchargement prolongée et sans publicité.
Si la solution gratuite du lyonnais, disponible en 6 langues, a déjà séduit 300 000 utilisateurs dans le monde (la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis en priorité), Smash en fait surtout un levier pour pénétrer le marché des entreprises.
Une offre payante, base du business model de la startup, qui lui permet d'offrir son service sans publicité, si ce n'est celle que l'émetteur souhaite mettre en avant.
Lancée en début d'année, cette offre personnalisée a déjà séduit une dizaine de grands comptes. Elle vient compléter l'offre premium, un système d'abonnement mensuel destiné aux indépendants et aux TPE (10 euros par mois, 3000 abonnés en un an) qui leur permet surtout de faire connaître leur travail.
Avec cette "offre unique sur le marché des entreprises", la jeune pousse de six salariés entend devenir "un acteur majeur du transfert de fichier dans le monde"et vise les deux millions d'euros de chiffre d'affaires d'ici à 2021 pour 40 millions d'utilisateurs actifs. Pour y parvenir, elle a initié une première levée de fonds dont la clôture devrait intervenir mi-juin 2019. Montant espéré : entre 1,3 et 1,5 million d'euros destinés à renforcer son déploiement commercial et technique.
Stéphanie Borg