Comment l'Orange Labs de Meylan alimente la stratégie R&D du groupe
Marie Lyan
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À Meylan, près de Grenoble, les équipes de l'Orange Labs planchent notamment sur l'Iinternet des objets (IoT) et l'intelligence artificielle, "deux thématiques qui demeurent très liées aux forces de l'écosystème local", explique Nicolas Demassieux, directeur de la recherche.
Avec, parmi elles, la plateforme Alloscope, qui vise à améliorer le suivi de certaines pathologies en observant la manière dont sont utilisés les téléphones. "Ce projet pourrait se résumer en une phrase : dis-moi comment tu te sers de ton téléphone, et je te dirais comment tu vas", explique Hervé Prevost, ingénieur recherche d'Orange Labs. Faisant l'objet d'une thèse CIFRE conduite par le doctorant Timothée Aubourg au sein de l'université Grenoble Alpes, ce projet est mené en collaboration avec le laboratoire AGEIS et des acteurs du milieu médico-social (CCAS d'Issy-les-Moulineaux, fondation FondaMental).
Grâce à la remontée quotidienne de paramètres (durée et fréquence des appels entrants et/ou sortants, évolution dans le temps, localisation et mobilité de l'abonné), cette application conduirait à prédire des phénomènes d'isolement social ou d'anxiété. Pour l'instant, l'objectif d'Orange est de poursuivre ses expérimentations auprès de cohortes plus larges et de valider le mode de recueil et de restitution de ces informations auprès du corps médical.
Alors que l'opérateur téléphonique poursuit l'installation du futur réseau mobile 5G, le groupe a entamé une diversification de ses activités, qui se traduit par une politique de R&D renforcée. Chaque année, ce sont ainsi près de 732 millions d'euros qui sont alloués à la R D pour imaginer des produits et services, ce qui représente 1,7 % à 1,8 % de son chiffre d'affaires.
Marie Lyan