Waga Energy lève 10 millions d'euros pour sortir des énergies fossiles grâce aux déchets
Marie Lyan
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Après une première levée de fonds de 1,8 million d'euros réalisée en 2015, Waga Energy vient de compléter un nouveau tour de table de 10 millions d'euros, avec l'entrée du fonds lillois Noria, spécialisé dans la transition énergétique, et du fonds d'entrepreneurs marseillais Tertium.
Spécialisée dans la conception et l'exploitation de stations de traitement des biogaz issus des sites d'enfouissements, Waga a réalisé 7,5 millions d'euros de chiffre d'affaires l'an dernier et a doublé ses effectifs chaque année pour atteindre 40 salariés, au sein de son siège de Meylan (Isère). En deux ans, celle qui est née de l'essaimage d'Air Liquide a mis en service six unités alimentant déjà 16000 foyers en gaz renouvelable et ce, pour une capacité de production supérieure à 100 GWh/an.
Aujourd'hui, elle amorce la construction de cinq nouveaux sites selon un modèle inédit. En contrepartie de la vente de l'énergie produite à des énergéticiens (Air Liquide, Engie, Dalkia, etc.), la jeune pousse s'engage à reverser un loyer aux sites concernés.
Alors qu'elle vise, à moyen terme, quelques dizaines d'implantations sur un marché potentiel de 250 sites d'enfouissement en France, la société vient de créer deux filiales aux États-Unis (Philadelphie) et au Québec (Shawinigan), conduites par l'un de ses cofondateurs et un collaborateur.
Selon lui, l'un des défis sera de convaincre les acteurs du secteur de la force du modèle, face à une technologie concurrente composée de moteurs servant à produire de l'électricité, mais dont le rendement n'atteindrait que 30 %.
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Issu de quinze années de recherches et protégé par plusieurs brevets, le procédé de Waga Energy combine un procédé de filtration par membranes et de distillation cryogénique permettant à la société de récupérer jusqu'à 90 % de l'énergie issue des déchets, pour la transformer en biométhane.
Marie Lyan