CES 2020 : Bookinou, la liseuse pour enfants qui fait parler les livres
Stéphanie Borg

Photo d'illustration
Bookinou
Stéphanie Borg

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Bookinou
Prenez n'importe quel livre pour enfant, une liseuse Bookinou et son application dédiée. Lisez le livre à l'enfant que vous souhaitez combler, y ajouter y le cri d'un loup, une ambiance de forêt et quelques bruits de pas (il existe une 40e de sons disponibles), sans oublier le bruit d'une page qui se tourne et d'enregistrer. Il ne reste plus qu'à transférer l'histoire sur la liseuse, l'associer à une gommette de couleur et le tour est joué ! Quand le propriétaire d'un Bookinou veut écouter son histoire, il lui suffit d'approcher son livre de la liseuse pour que la lecture commence.
La liseuse, développée en interne dans un premier temps, a abordé le marché via le crowdfunding : elle a convaincu 700 familles de la soutenir en pré-vente (45 000 euros).
Les premières livraisons ont permis d'affiner l'offre - les concepteurs ont depuis intégré "une carte de voyage" qui permet de voyager sans la liseuse -, et la technique et de tester "la réalité du marché".
Désormais, la startup, qui fabrique en Asie, est capable de répondre à la demande des distributeurs, comme Boulanger, Decitre ou Nature et Découverte. Elle a vendu, y compris sur son propre site, "plusieurs milliers de pièces" en cette période de Noël, selon son dirigeant.
Après un automne difficile - Bookinou était hébergé au Bel Air Camp, une pépinière de startups qui a brûlé -, les co-fondateurs, rapatriés au H7, abordent l'année 2020 de façon positive.
D'autant que Pimaly s'apprête à finaliser une levée de fonds (le montant est tenu secret) qui lui permettra de recruter les ressources nécessaires. Et passer prochainement de 5 à 10 salariés.
L'autre atout de Bookinou, c'est l'universalité de son utilisation. L'enregistrement de l'histoire peut se faire dans n'importe quelles langues, des plus courantes aux plus confidentielles.
Un potentiel de développement qui lui permettra, une fois ce premier lancement commercial réussi, d'aborder, dans un premier temps, le marché européen.
Stéphanie Borg
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