[Biotechs : les innovations made in AURA 4/5] SurgAR : la réalité augmentée dédiée à la chirurgie
Sonia Reyne
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Nicola Bourdel SurgAR Village by CA
DR
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Nicola Bourdel SurgAR Village by CA
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Dirigée par Nicolas Bourdel, professeur de chirurgie gynécologique à l'Université Clermont Auvergne et praticien hospitalier au CHU de Clermont-Ferrand, SurgAR est une jeune startup clermontoise, spin-off du laboratoire EnCoV, qui développe et ambitionne de commercialiser une suite de logiciels d'assistance à la chirurgie laparoscopique par réalité augmentée.
"Il s'agit d'aider le chirurgien lors de l'intervention en superposant à l'image classique de l'organe, sur l'écran de laparoscopie, une reconstruction 3D de ce même organe issue de l'imagerie pré-opératoire (IRM, scanner)", explique Nicolas Bourdel.
Créée en 2019, cette deeptech vise à permettre au chirurgien de voir au travers des organes pour repérer les tumeurs à réséquer ainsi que les éléments anatomiques à ne pas léser. "L'objectif est de rendre le geste chirurgical plus sûr, plus précis et plus efficace, pour améliorer les chances de guérison des malades", traduit Nicolas Bourdel.
SurgAR associe déjà, au sein de son équipe, tout le potentiel humain pour permettre son développement : chercheurs, développeurs, informaticiens, chirurgiens, spécialistes des affaires réglementaires et des ressources humaines. Avec une équipe actuelle de six personnes, elle devrait passer atteindre les dix salariés d'ici fin 2020.
"SurgAR s'appuie sur plus de 10 années de recherche. Les logiciels que nous développons s'inscrivent dans une tendance forte du marché des dispositifs médicaux à intégrer des innovations en matière de vision par ordinateur et d'intelligence artificielle", déclare son CEO.
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En se fixant l'objectif d'arriver la première sur le marché, la jeune pousse souhaite devenir un acteur de référence incontournable pour équiper les blocs opératoires. Et ambitionne d'améliorer constamment ses logiciels par de nouvelles fonctionnalités au bénéfice des chirurgiens et des patients. "Nous voulons révolutionner la pratique chirurgicale en faisant entrer une technologie de rupture au sein du bloc opératoire", déclare Nicolas Bourdel.
Sonia Reyne