A Lyon, Odiora veut monter un atelier de production éphémère de masques
Anne-Gaëlle Moulun
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Masque odiora
DR
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Masque odiora
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Décorer des appareils auditifs grâce à des bijoux adaptés, tel était l'objectif de Nathalie Birault, lorsqu'elle a créé Odiora en 2015. "J'ai commencé en tant qu'auto-entrepreneuse, de manière très artisanale", raconte-t-elle.
Malentendante, elle avait commencé à personnaliser ses appareils pour mieux accepter ses implants cochléaires. Un jour, elle a offert l'une de ses fleurs à une petite fille malentendante. "Lorsque j'ai posé ce bijou sur son appareil, elle s'est redressée et a fait le tour de la pièce, en le montrant à tout le monde avec beaucoup de fierté. Je me suis rendue compte que ce n'était pas seulement un bijou, mais aussi un moyen de redonner confiance en soi lorsqu'on porte des appareils auditifs".
En juillet 2019, Nathalie Birault s'est associée à Bruno Savage, un ancien directeur commercial et logistique, et a transformé sa micro-entreprise en SAS. Les deux associés ont alors commencé à cibler les audioprothésistes pour vendre ces "bijoux".
Mais en 2020, lorsque la crise sanitaire a commencé, l'activité bijoux a été très impactée. Nathalie Birault a alors eu une autre idée, là encore liée à son expérience personnelle : "Depuis que les gens portent des masques contre le coronavirus, j'ai été confrontée au problème de ne pas pouvoir lire sur les lèvres. J'ai alors créé un masque avec une fenêtre transparente pour mieux communiquer avec mon entourage". D'abord porté sur elle-même puis proposé à ses clients qui achetaient ses créations, l'idée a rapidement fait des émules.
Avec tout un travail sur l'ergonomie de ces masques, en échangeant notamment avec ses premiers clients sur le confort, la respirabilité, le lavage, etc. "Il y a eu une bonne vingtaine de prototypes différents", se souvient-elle. Finalement, elle est arrivée à un modèle définitif, qui a obtenu la validation de la Direction générale de l'armement (DGA). "C'est un assemblage de tissus avec du coton et du polyester, ainsi qu'une fenêtre en plastique, qui résiste au lavage à 60 degrés en machine", explique-t-elle.
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Anne-Gaëlle Moulun
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