Covid-19 ou pas, un incubateur auvergnat fait le pari de la culture
Sonia Reyne
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Malgré un paysage culturel actuellement balayé par les restrictions entraînées par les mesures sanitaires, Romain Bard estime que passer par un incubateur permettrait de donner aux porteurs de projets de meilleures chances de réussite.
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[La relance vue d'ici] Alors que le secteur culturel fait partie de l'un des domaines touchés de plein fouet par les mesures sanitaires liées au Covid-19, ses acteurs ne baissent pas les bras face à la crise sanitaire et économique. En Auvergne, la grappe d'entreprises Le Damier vient justement de lancer son tout premier incubateur, dédié à l'accompagnement projets culturels et créatifs innovants. Un remède anti-crise pour ces aspirants entrepreneurs, en attendant 2021 ?
Depuis 2011, le Damier rassemblait déjà plus de 50 adhérents qui génèrent de l'activité sur le territoire auvergnat. Avec son budget annuel de 306.000 euros et trois salariés, il ne manquait plus, à cette grappe d'entreprises culturelles et créatives, qu'une "brique" pour accompagner les projets innovants de son secteur, à l'échelle de de la métropole Clermontoise. C'est la raison pour laquelle Le Damier a souhaiter créer son propre incubateur d'entreprises culturelles et créatives innovantes, le HUB-IC.
"Il existait d'autres incubateurs sur le territoire, mais aucun spécialisé sur les industries culturelles", précise Romain Bard, chargé de développement entreprises au Damier. Et pourtant, le tissu était dense : car rien que sur le territoire de Clermont Auvergne Métropole, on dénombre près de 2.600 industries culturelles, qui emploient environ 5.800 salariés. Parmi eux, les trois secteurs les plus représentés restent les médias imprimés, le spectacle vivant et l'architecture ingénierie technique.
Le poids économique de cette filière est tel qu'on estime que la somme des 400 professionnels intermittents du spectacle, abondée par de 500 emplois publics, participerait à générer près de 620 millions euros de chiffre d'affaires annuel.
Pour s'inspirer, le Damier a donc d'abord regardé ce qui se faisait en France. "Il existait déjà beaucoup de modèles différents payants, gratuits mais aussi publics, privés, universitaires... Au final, nous nous sommes adaptés pour coller le plus possible à nos valeurs et aux réalités de notre territoire", observe Romain Bard.
Intelligence collective
Résultat ? Covid-19 ou non, le HUB-IC accueillera dès cette année quatre porteurs de projets en incubation. Ces derniers auront ainsi huit mois pour évoluer et se faire accompagner, avant de se frotter au marché. En espérant que d'ici là, la seconde vague de la Covid-19 sera bel et bien derrière.
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Avec, parmi eux : Céline Beaune qui souhaite proposer, à terme, un programme d'accompagnement à la transition écologique dans le secteur de l'événementiel culturel à travers sa jeune pousse Convergence. Frédéric Bazot quant à lui, a créé BR3DB afin de proposer des spectacles en mapping et lumières ainsi que des projections immersives, adaptées aux structures légères.