35 millions d'euros (et une nouvelle identité) pour le robot comptable Georges.tech
Marie Lyan
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Le cofondateur d'Indy (ex-Georges Tech) croit que le mouvement de digitalisation, impulsé par les banques en ligne, pourrait demain gagner le monde de la comptabilité, notamment sur le segment des offres aux professionnels indépendants.
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Elle s’appellera désormais Indy. La pépite lyonnaise, derrière le développement du robot comptable Georges.tech, confirme ce jeudi une troisième levée de fonds de 35 millions d’euros. Objectif : accélérer fortement sur son marché domestique. Car à l’image des fintechs parties à la conquête du domaine bancaire, elle estime que cette pandémie accélère les usages digitaux. De quoi lui permettre d’envisager un premier pas sur le continent américain dès cette année.
Fondée en 2016 par quatre associés, la startup lyonnaise Indy (ex-Georges.tech) veut faciliter le quotidien des entrepreneurs, en leur proposant une solution de gestion de la comptabilité automatisée, qui va même jusqu'à remplir pour eux leur déclaration fiscale, en misant sur l'intelligence artificielle.
Et après seulement quatre ans d'activité, cette lauréate du concours d'innovation sur l'intelligence artificielle lancé par le gouvernement français, affiche déjà un fichier de 40.000 clients à l'échelle nationale.
Et la pandémie a agi comme un incitatif sur son marché, multipliant par trois le nombre de ses utilisateurs au cours des derniers mois.
Autre grande étape : elle vient d'annoncer ce jeudi une troisième levée de fonds de 35 millions d'euros, qui signe également l'entrée, sous forme majoritaire, du nouveau fonds Singular, bâti par Jérémy Uran (ancien associé chez Alven capital), aux côtés des actionnaires historiques de Georges.tech, que sont Alven Capital et Kerala Ventures.
Son cofondateur et Ceo, Côme Fouques, envisage désormais de doubler ses effectifs (120 salariés à l'heure actuelle) afin de « démocratiser ce que nous faisons déjà, mais à plus large échelle ». Il prévoit ainsi de recruter une centaine de personnes, principalement à Lyon, où il avait d'ailleurs choisi d'installer ses bureaux dès sa création.
« Nous avions quitté Paris pour nous installer dans le quartier de la Part-Dieu, car il était pour nous plus stratégique de bâtir une entreprise dans la durée sur ce territoire, où l'on pourrait s'assurer d'une meilleure fidélité ainsi que de meilleurs avantages à proposer à nos salariés », confie Côme Fouques.
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Une«vague technologique»à venir
Comment cette pépite lyonnaise a su convaincre ses investisseurs de lui octroyer une enveloppe de 35 millions d'euros, à l'issue des deux derniers confinements ? En misant sur un marché en pleine émergence : la digitalisation de la comptabilité à destination des professions libérales, reposant sur son robot utilisant de l'intelligence artificielle, prénommé Georges.