Chargepoly va démocratiser les bornes de recharge rapide pour les véhicules électriques
Maëva Gardet-Pizzo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Maëva Gardet-Pizzo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
S'il faut compter 1 000 à 2 000 euros pour l'installation d'une borne de recharge lente (12 heures), cette dépense atteint 20 000 à 40 000 euros pour une borne de recharge rapide (30 minutes à 2 heures). Un coût prohibitif qui freine l'investissement pour des infrastructures capables de simplifier le recours à l'électrique, et donc le développement de ce type de véhicules.
Pour Hadi Mousavi, ancien d'Air Liquide et fondateur de Chargepoly, ce coût élevé s'explique par l'utilisation de composants électriques très chers. De plus, les installations de charge rapide sont rarement utilisées de manière optimale. « Ces bornes ne sont pas utilisées tout le temps. Pour une charge qui se fait en une heure, il se peut que le véhicule reste branché deux heures ». Soit une heure de rentabilité perdue. « Lorsqu'on a des stations comprenant plusieurs places, le taux d'utilisation est bas. Cela génère un faible retour sur investissement ».
Pour y remédier, Chargepoly a fait le pari d'extraire de ces bornes tout ce qui est coûteux et pas obligatoirement à proximité immédiate du véhicule. Ces éléments sont mutualisés au sein d'une unité (power unit) mise à l'abri de tout risque. Ce power unit héberge deux chargeurs capables de d'alimenter deux véhicules à la fois, chacun avec une puissance de 75 kW. Ne reste près des véhicules que le point de charge (ou user unit). Un power unit pouvant être associé à une vingtaine de user units.
À lire également
Mais pour que ce système fonctionne, tout l'enjeu est de distribuer l'énergie de la manière la plus optimale possible. Grâce à une technologie brevetée et à partir de données sur les heures d'arrivée, de départ ou encore le niveau de batterie, les véhicules sont classés par ordre de priorité et l'énergie est distribuée en fonction. « Notre algorithme minimise le nombre de mécontents », résume Hadi Mousavi.
Une stratégie d'optimisation qui permet de diviser par deux le coût d'installation d'une infrastructure de charge rapide.
Maëva Gardet-Pizzo