La mobilisation de la Région Nouvelle-Aquitaine, avec son programme VitiRev, largement axé sur la lutte contre les pesticides dans les vignobles néo-aquitains ne se limite pas au Bordelais. D'autres vignobles très petits comparés à celui de Bordeaux, qui est quasiment aussi grand avec ses 118.000 hectares que celui d'Afrique du Sud (122.000 hectares), sont aussi sur le pied de guerre anti-réchauffement.
C'est le cas de celui de Buzet (Lot-et-Garonne), qui s'étire en Bordeaux et Agen sur 1.985 hectares sur le flanc des coteaux qui dominent la vallée de la Garonne à l'ouest, à hauteur du pays d'Albret (Nérac). Un territoire viticole géré à plus de 90 % par la coopérative des Vignerons de Buzet, dont le président du directoire est Eric Pozzoli, qui fédère 160 viticulteurs, compte 90 salariés et réalise un chiffre d'affaires annuel moyen de 26 millions d'euros.
Depuis une dizaine d'années Pierre Philippe, le directeur général des Vignerons de Buzet, fait de cette coopérative un modèle d'innovation dans le développement durable appliqué à la vigne. Cette dernière a ainsi été primée à plusieurs reprises par le Botanical Research Institute (Institut de recherche en botanique) du Texas (Brit), qui décerne chaque année un prix international d'excellence en viticulture durable, mais aussi par l'Ademe, en 2018, pour ne citer que ces exemples.
Dans le droit fil de cette démarche développement durable, la coopérative, qui a multiplié les innovations pour développer une culture de la vigne sans pesticides, s'est lancé en 2019 dans un nouveau projet innovant. Très différent mais aussi assez comparable à l'initiative de la « Parcelle 52 » de l'ISVV.