Fils électroniques intelligents. Conforté par une levée de 15 millions, le passage à l'échelle de Primo1D est pour bientôt
Stéphanie Gallo Triouleyre
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Primo1D propose d'inclure la technologie RFID sous forme de fil, et se trouve déjà en capacité de produire un million de composants par année, pour un million d'euros de chiffre d'affaires. Mais elle vise désormais beaucoup plus haut.
Primo1D
INNOVATION. Sa technologie permet d'intégrer le RFID à des fils et donc, de rendre "intelligents" des textiles, les pneus ou câbles... Renforcée désormais par un troisième tour de table à 15 millions d'euros, la startup grenobloise Primo1D se prépare désormais à investir plusieurs millions à Grenoble. Objectif : franchir le cap du passage à l'échelle industrielle pour la production de ses fils électroniques intelligents. Avec de nouveaux marchés qui s'ouvrent en lien avec les enjeux d'économie circulaire et de l'identification.
Et de trois. Créée en 2013 par Emmanuel Arène, la startup grenobloise Primo1D vient de valider la troisième levée de fonds de son histoire. Après deux tours de table de 3 millions d'euros (2014) puis 6 millions (2018), c'est désormais 15 millions que fait entrer dans ses caisses cette spin-off du CEA Leti. Une somme rondelette, collectée auprès de deux nouveaux investisseurs - le fond SPI (Bpifrance) et Innovacom,- soutenus par les investisseurs historiques (UI Investissement, Kreaxi et BNP Paribas Développement), qui lui permettra de passer à l'échelle industrielle.
La startup, qui se revendique comme le leader mondial du fil électronique intelligent, a mis au point une technique de miniaturisation (E-Thread) de la technologie d'identification radiofréquence RFID. Une miniaturisation extrême qui lui permet ainsi d'embarquer le RFID dans des fils, et non pas dans des puces comme la plupart des intervenants du secteur.
Avec en ligne de mire de nouvelles applications du RFID rendues possibles par cette innovation mondiale, protégée par une vingtaine de brevets : le textile par exemple, les pneumatiques, ou encore les câbles électriques.
"Le fil permet d'intégrer le tag RFID de manière invisible dans le produit dès sa conception", affirme Emmanuel Arène."Cela offre ainsi aux produits une solution unique d'identification, d'authentification et de traçabilité tout au long de leur cycle de vie : de la production, au magasin en passant par la chaine logistique".
Une manière d'amener aussi de nouvelles possibilités au champ de l'économie circulaire pour les retours clients par exemple, mais aussi au marché de la seconde main, du recyclage, ou encore de la location...
"La microélectronique mène bien à des enjeux sociétaux... ",sourit le fondateur de l'entreprise.
Car l'identification des produits permet non seulement de répondre aux nouvelles habitudes de consommation, de plus en plus axées vers des services d'usage, mais aussi de soutenir la digitalisation de l'industrie (maintenance prédictive, inventaire en temps réel).
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