Arrosia substitue la gemme de pin landais aux résines pétrochimiques (3/5)
Anne Farthouat
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Camille Suarez, à gauche, et l'équipe d'Arrosia.
Arrosia
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Camille Suarez, à gauche, et l'équipe d'Arrosia.
Arrosia
Proposer une alternative aux résines d'origine pétrochimiques, en misant sur une ressource à la fois locale, naturelle, et à forte identité culturelle : tel est le défi que s'est lancé Camille Suarez il y a près de cinq ans, jetant son dévolu sur la résine de pin maritime. Depuis, elle a fondé en mars 2020 la société Arrosia, implantée à Anglet (Pyrénées-Atlantiques), qui fournit déjà cette résine 100 % biosourcée à une centaine de clients européens, dans les secteurs de l'ameublement (décoration, mobilier, agencement, PLV) et des packaging (cosmétiques) notamment.
Outre une moindre dépendance aux énergies fossiles, ces clients y trouvent aussi une ressource plus efficiente. "Notre résine est réutilisable jusqu'à six fois sans pertes de propriétés, cela signifie que les clients réduisent considérablement les pertes et déchets en phase de fabrication de leurs produits", explique Camille Suarez à La Tribune.
Son leitmotiv : travailler dans une logique écosystémique avec les acteurs du territoire. "Notre développement est basé sur la synergie des acteurs locaux", poursuit-elle. "Nous voulons travailler à partir de l'existant, pour mutualiser les ressources et ne pas réinventer tout un système".
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C'est donc logiquement qu'elle s'est associée à l'entreprise Holiste, qui a mis au point une technique d'extraction de la résine de pin respectueuse de l'environnement, ainsi qu'à Biolandes, producteur d'huiles essentielles et d'extraits naturels à base d'aiguille de pin. "De notre côté, notre rôle est d'assurer l'expertise de l'amont jusqu'à l'aval : un pied dans la forêt, un pied dans l'usine" !, résume la fondatrice d'Arrosia qui compte sept collaborateurs.
Anne Farthouat
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