Ceps de vigne : Vinea Énergie compte s'imposer sur le marché du biocombustible
Propos recueillis par Anne Farthouat
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Vinéa Energie
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LA TRIBUNE - Vous avez fondé Vinea Énergie en juin 2020 aux côtés d'Alain Guillaument. Comment vous est venue l'idée de transformer les pieds de vignes en pellets pour chaudière biomasse ?
ALICE SHAW - Nous sommes partis de deux constats. D'abord, l'urgence climatique, qui nous affecte tous et nous impose d'aller vers une économie décarbonée. Ensuite, l'impasse dans laquelle se trouvent les vignerons quand ils arrachent des pieds de vignes : ils sont obligés de les brûler, faute de solution. D'où l'idée de valoriser cette matière, avec à la clé une réduction massive des émissions de CO2.
ROMAIN GUILLAUMENT - Nous avons sollicité des laboratoires spécialisés dans la valorisation de la biomasse qui ont analysés nos premiers pellets, et au vu des résultats, nous avons pu obtenir la norme ISO 17225 [qui détermine la qualité des biocombustibles solides].
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AS - Ensuite, il nous a fallu valider le modèle économique, pour nous assurer que l'entreprise serait rentable en récoltant gratuitement les pieds de vignes arrachés directement chez le vigneron, et que la seule vente des biocombustibles couvrirait les coûts de transformation et les coûts logistiques. Puis valider le process : trouver les bons camions, les bons grappins, pour nous rendre au plus près des vignes sans abîmer les rangs. Nous avons testé notre solution avec la coopérative de Tutiac, et nous avons été accompagné par la CCI Bordeaux Gironde, le pôle de compétition Xylofutur et la communauté de commune de l'Estuaire, qui nous a accueilli dans sa pépinière d'entreprises.
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