La voiture volante, nouvelle orientation stratégique de BLR Aviation
Maëva Gardet-Pizzo
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Du drone à la voiture volante, il n'y avait qu'un pas (et quelques millions d'euros) que Damien Blairon, PDG de BLR Aviation, rêvait de franchir depuis longtemps.
Passionné d'aéronefs depuis l'enfance, il fonde sa première société à la fin des années 2000 sur un marché du drone encore dynamique à l'échelle nationale. Puis face à la concurrence asiatique, il s'adapte. Montant en gamme. Transformant les équipements existants en les rendant plus résistants au vent, capables d'aller plus loin, grâce notamment au travail de matériaux composites.
Il met au point douze modèles, utilisés entre autres dans le nucléaire et la pétrochimie.
Mais au bout de quelques années d'activité, il devient de plus en plus difficile d'acheter les pièces détachées permettant la production artisanale de drones. « La fabrication en kit s'est évaporée. Alors j'ai choisi de prendre la tangente et j'ai commencé à réfléchir sérieusement à la voiture électrique ».
D'autant que le marché a mûri. « La mobilité aérienne est regardée avec de plus en plus d'attention par les pouvoirs publics qui y voient un moyen de désengorger les villes de leur trafic routier ». Dans les grandes capitales européennes, on construit de plus en plus de vertiports - pistes d'atterrissage pour voitures volantes -, sur les toits des immeubles. Car la solution, en plus de générer moins de gaz à effet de serre que les voitures thermiques, a la vertu de ne pas nécessiter d'infrastructures, dont la construction est très coûteuse.
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Reste à dépasser certains freins à l'acceptabilité d'un tel mode de déplacement : pollution sonore et visuelle que les réglementations devraient encadrer. De même que le sentiment d'insécurité dans ce type de véhicule, que devrait pallier la création d'un système d'homologation au niveau national et non plus seulement européen. « Certains pays ont déjà passé ce cap, en Asie en particulier. Et quand les gens verront que la voiture volante réduit de 75 % leur temps de trajet, ils seront plus enclins à l'accepter ».
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