La fintech Soan lève 3,2 millions d'euros pour se préparer à « l'hypercroissance »

Pierre Cheminade

Photo d'illustration
Soan

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En l'occurrence la fintech, installée aux Bassins à flot, à Bordeaux, vient de signer un tour de table de 3,2 millions d'euros auprès de Seventure Partners, un fonds d'investissement avec 900 millions d'euros sous gestion, et d'Allianz Trade, filiale d'Allianz dédiée à l'assurance-crédit présente dans 52 pays avec 2,9 milliards d'euros de chiffre d'affaires. S'y ajoutent les investisseurs privés historiques et d'un apport de Bpifrance. Une partie du montant est levé en dette. "Depuis sa création en 2018, Soan a levé 4,7 millions d'euros. Là, nous allons pouvoir recruter en ciblant des profils seniors, capables de nous aider à nous structurer pour la suite", précise le dirigeant qui anticipe déjà une nouvelle levée de fonds, beaucoup plus importantes, à moyen terme.
Soan propose de simplifier le paiements entre entreprises via une plateforme logicielle sur abonnement (Saas) et son agrément de prestataire de services de paiement qui lui permet de proposer en direct sa propre interface de paiement sans intermédiaire bancaire, ni commission. Elle s'adresse en effet à un marché de la dématérialisation où il va falloir jouer des coudes pour se faire une place. Car en face il y a de sérieux concurrents entre les acteurs historiques du logiciel BtoB et les nouveaux entrants déjà bien armés tels que Sellsy (55 millions d'euros levés en janvier 2022) ou Pennylane (50 millions d'euros levés en janvier 2022).
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Soan, qui ne pratique pas le télétravail, emploie actuellement 41 salariés et vise une équipe de 70 à 80 salariés fin 2023. L'obligation de s'équiper pour émettre et recevoir des factures électroniques s'appliquera le 1er juillet 2024 pour les grandes entreprises, six mois plus tard pour les ETI et au 1er janvier 2026 pour les 150.000 TPE et PME françaises.
Pierre Cheminade