C'est l'histoire d'une Alsacienne, d'un Corse et d'un Breton qui s'installent à Bordeaux en septembre 2020. 18 mois plus tard, Peggy Garcia, Arthur Davoine et Nicolas Lemeteyer, les cofondateurs de Soan, sont à la tête d'une équipe de 35 personnes installées dans les bureaux du Mama Works, aux Bassins à flot. Et les effectifs de cette fintech en pleine croissance, désormais 100 % girondine, devraient rapidement dépasser la cinquantaine.
"On cherchait à quitter Paris et Invest in Bordeaux nous a convaincus. L'écosystème tech bordelais est moins concurrentiel qu'à Nantes et Lille et, pour recruter, les salaires des développeurs et des commerciaux n'ont rien à voir avec Paris. Les salaires bordelais commencent à grimper mais pour un développeur junior on tourne à 35.000 euros bruts annuels ici contre 55.000 à Paris !", observe Nicolas Lemeteyer, le CEO, alors qu'aucun des trois dirigeants n'avait d'attaches bordelaises.
Ce Breton de 37 ans n'en est pas à son coup d'essai dans le monde des startups. Avec Soan, il porte une plateforme Saas (software-as-a-service) permettant de fluidifier les paiements entre entreprises, à l'image de ce que proposent notamment les fintech Lydia, devenue Licorne en décembre dernier, et Pumpkin App. Deux entreprises par lesquelles Nicolas Lemeteyer est brièvement passé avant de co-fonder Youboox (streaming) qu'il a quittée il y a six mois. "Le paiement entre entreprises est particulièrement fastidieux avec une chaîne de devis, prestation, facture, relances, paiement, comptabilité, etc. Le principe de Soan est d'aborder toute cette chaîne de valeur en amont et en aval de l'acte de paiement tout en intégrant notre propre solution de paiement", détaille Nicolas Lemeteyer.