La marque haut-savoyarde veut lever 4,5 millions d’ici 2023, dont 1,5 en cours sur Sowefund, pour accélérer son déploiement commercial à l’international, où elle réalise déjà 80% de son chiffre d’affaires mais aussi, pour poursuivre son chemin vers la réduction de l’empreinte carbone de ses sneakers, actuellement trois moins émettrices de CO2 que la moyenne du marché.Depuis sa création en 2018 par deux entrepreneurs aguerris, la startup annécienne a déjà vendu à travers le monde plus de 120.000 paires de ses sneakers éco-conçues, dont 20% en France.
C'est beaucoup pour une jeune pousse de moins de cinq ans, mais assez peu au regard des quelque 400 millions de paires de chaussures achetées chaque année en France. Or, l'ambition affichée par Saola est bien de prendre sa part dans le nouveau chemin plus écoresponsable que doit emprunter l'industrie de la mode.
Pour générer un impact plus important, elle doit donc désormais accélérer. Après deux tours de table de 190.000 et 420.000 euros opérés en 2019 et 2021 auprès de business angels, Saola espère lever au moins, d'ici la fin de l'année, un million d'euros sur la plateforme de crowdfunding Sowefund afin d'agrandir sa communauté de marcheurs engagés et de se doter des moyens nécessaires à son expansion.
Une levée de fonds de trois millions d'euros, auprès de fonds, est également en cours de préparation pour 2023.
7kg de CO2 par paire de chaussures
Lancée il y a quatre par Guillaume Linossier (ex-directeur général pendant plus de 10 ans des marques Lafuma, Millet et Eider aux Etats-Unis), rejoint par François Chaudoreille (fondateur en 2010 d'Avenisense, startup savoyarde spécialisée dans les capteurs embarqués et cédée au groupe allemand Wika en 2018), avec une première collection vendue en totalité aux Etats-Unis, Saola a développé depuis ses bureaux de R&D une gamme de chaussures outdoor et lifestyle à l'impact carbone réduit.
« Devant l'inertie des grands acteurs de la chaussure outdoor en matière environnementale, il était urgent d'offrir des alternatives aux consommateurs. Nos chaussures contiennent jusqu'à 80% de matières recyclées ou naturelles », assure François Chaudoreille.
Stéphanie Gallo Triouleyre