C'est une lueur d'espoir pour de nombreux patients. À Toulouse, bastion de l'Oncopole, centre d'excellence mondiale sur l'immunothérapie, un vaccin contre le cancer s'avère prometteur. En l'occurrence, celui-ci agit contre les cancers ORL, autrement dit ceux qui touchent la tête et le cou. « Sur la vingtaine de patients incubés dans le cadre de ce programme, les dix qui ont bénéficié du vaccin n'ont pas rechuté. A contrario, les dix autres patients observés qui n'en ont pas bénéficié ont rechuté », partage le professeur Jean-Pierre Delord, le directeur général de l'Oncopole et le médecin coordinateur de l'essai clinique.
Dans le monde, ils sont officiellement 48 patients intégrés à l'étude (mais tous n'ont pas encore été vaccinés), dont 21 en France et 15 à Toulouse, ville où tout a commencé. Au début de l'année 2021, le professeur Delord fait une première fois couler beaucoup d'encre en annonçant qu'un premier patient de l'Oncopole a bénéficié de ce vaccin contre le cancer. Deux années plus tard, cette première mondiale confirme les espoirs placés en elle : « pour l'instant, aucun des patients vaccinés n'a rechuté. C'est un signal encourageant mais il ne faut pas encore crier victoire », répète le chercheur qui demande de la patience.