Le drone, mieux que les deux-roues passe-partout dans une circulation congestionnée ? Pour cette technologie, qui se déploie dans de nombreux secteurs pour de multiples applications, le transport médical est un segment en devenir, afin de transmettre des échantillons destinés à l'analyse (tissus humains, urine, prises de sang) à des laboratoires. Des tests ont déjà été opérés ici et là depuis quelques années. L'entreprise héraultaise Instadrone, spécialisée dans la captation de données par drones, veut transformer l'essai en un modèle économique pérenne de rotations commerciales.
Elle se prépare à déployer une expérimentation en collaboration avec le groupe montpelliérain de laboratoires d'analyses Inovie.
« Il y a quelques semaines, nous avons signé un accord avec Inovie pour la mise en place, en France, de livraison par drones de flacons sanguins à des fins d'analyse,explique àLa TribuneCédric Botella.Comme le groupe va ouvrir un plateau technique à Kinshasa, nous allons les accompagner pour déployer aussi ce service en Afrique. »
En Afrique, Cédric Botella y était du 28 février au 5 mars, avec la délégation française de Business France. A Kinshasa (République Démocratique du Congo, RDC) précisément, où il a d'ailleurs croisé le Président Emmanuel Macron le 4 mars...
« Business France nous a permis de rencontrer le ministre des Mines, le Secrétaire général de l'Agriculture et le Secrétaire général aux nouvelles technologies de la RDC, ainsi que des entreprises de Kinshasa comme Orange RDC ou la société d'électricité nationale,raconte le dirigeant. Nous sommes en totale adéquation avec la vision d'Emmanuel Macron sur les futurs partenariats économiques entre l'Afrique et la France (pas question de «venir plaquer des solutions toutes faites», a assuré le président français, NDLR) et sur le principe dutransfert de technologie. A Kinshasa, nous allons former des jeunes au pilotage de drones et au traitement de la donnée. J'investis, avec des associés de Kinshasa, pour ouvrir une filiale et un centre de formation sur place. Les secteurs où les drones seraient nécessaires sont les mêmes que chez nous : agriculture, urbanisme, topographie et télécommunications, mais aussi les mines. Nous avons constaté que la RDC a notamment un besoin de mise à jour de sa cartographie dans l'agriculture, de ses plans d'urbanisme ou de ses plans de télécommunication. Les statuts de notre filiale sont créés, nous avons déjà deux associés, et nous serons installés d'ici deux mois au Silikin Village, un hub de startups, afin de créer des synergies avec les acteurs locaux. Nous recruterons cinq personnes sur place. »