Toopi Organics lève 16 millions d'euros pour industrialiser son engrais à base d'urine recyclée

Jean-Philippe Déjean
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Alexandra Carpentier et Michael Roes
Toopi Organics

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Alexandra Carpentier et Michael Roes
Toopi Organics
En ces temps de vaches financières maigres, la levée de 16 millions d'euros annoncée ce mardi 12 septembre par Toopi Organics, startup en biotechnologie installée dans le Sud Gironde, à Loupiac-de-la-Réole, ne pouvait pas passer inaperçue. L'opération financière bouclée par cette entreprise qui transforme l'urine humaine en un engrais agricole certifié, se divise en deux étages.
Avec tout d'abord la clôture d'une levée de fonds de série A (destinée aux jeunes entreprises qui sont sorties de la phase d'amorçage) pour un montant de 11 millions d'euros, avec comme chef de file le fonds d'investissement singapourien VisVires New Protein (1). Les cinq millions qui complètent le tour de table ont été abondés par l'Agence de la transition écologique (Ademe), à hauteur de 3,8 millions d'euros, et par Bpifrance, qui a accordé à Toopi Organics pour 1,1 million d'euros de subventions, issues du programme France 2030.
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L'ensemble de ces fonds va également faire office de levier pour mobiliser de la dette bancaire au cours des prochains mois, pour un montant qui n'a pas été précisé. Les 16 millions d'euros levées par Toopi Organics, dont Michael Roes, est le président, vont lui permettre d'étendre son réseau de collecte d'urine humaine et de développer sa production d'engrais. Comme l'a confirmé la directrice générale Alexandra Carpentier, ces fonds vont servir à la jeune entreprise à booster sa collecte d'urine humaine, en équipant de récupérateurs de nouveaux sites en France et en Belgique, mais aussi à décupler sa capacité à transformer l'urine humaine en passant à la taille industrielle, avec la construction de deux usines : une dans le Sud Gironde, juste en face du siège social, l'autre en Belgique.
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