Toulouse ouvre un centre unique au monde pour se préparer au pire

Florine Galéron
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Cegelec Défense a construit pour le CHU de Toulouse un centre de simulation de la médecine de catastrophe.
Rémi Benoit

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Cegelec Défense a construit pour le CHU de Toulouse un centre de simulation de la médecine de catastrophe.
Rémi Benoit
Un énorme bruit d'explosion retentit dans l'usine. Plusieurs victimes gisent au sol avec des blessures sanglantes apparentes. Quelques minutes plus tard, les équipes d'urgentistes leur prodiguent les premiers soins sous le bruit incessant des sirènes des ambulances. Une deuxième explosion fait jaillir une pluie de produits toxiques et une odeur chimique se répand rapidement. Les premiers secours sont relayés par une seconde équipe en combinaison de la tête au pied qui est chargée de décontaminer les victimes. Au bout de quinze minutes, une voix s'élève : « C'est la fin de l'exercice, merci à tous. »

Simulation d'une catastrophe chimique. (Crédits : Rémi Benoit)
Six ans après la genèse du projet, Toulouse vient d'ouvrir un centre de simulation pour entraîner les professionnels de santé à la médecine de catastrophe dans un environnement ultra réaliste à l'aide d'écrans géants, de diffusion de sons, d'odeurs et même la possibilité de générer de la neige. « Poser un garrot en dehors d'un contexte de crise, c'est assez simple. Même un enfant de dix ans peut apprendre le geste en dix minutes. Maintenant c'est beaucoup plus difficile d'y parvenir durant une catastrophe ou sous la neige », avance Benoit Viault, médecin urgentiste au CHU de Toulouse.
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« Ce centre est unique dans le monde », salue Jean-François Lefebvre, directeur du CHU de Toulouse. « Il existe déjà des centres spécialisés par exemple au Japon pour préparer les médecins aux tremblements de terre, l'originalité de ce centre est de pouvoir entraîner les professionnels de santé à différents scénarios (tuerie de masse, catastrophe chimique, sauvetage en montagne...). La configuration est différente du Guardian Center aux Etats-Unis, une sorte de Disneyland de la catastrophe qui s'étend sur plusieurs hectares à l'échelle d'une ville entière où il est possible de faire exploser des bâtiments ou de les immerger jusqu'au dernier étage », complète Benoit Viault.
Florine Galéron