Innovation : Toulouse rêve d'un dôme pour se préparer au pire

Florine Galéron

Toulouse a dû faire face à des catastrophes majeures comme l'explosion d'AZF.
Jean Philippe Arles

Florine Galéron

Toulouse a dû faire face à des catastrophes majeures comme l'explosion d'AZF.
Jean Philippe Arles
Entre l'explosion de l'usine AZF qui a fait 31 morts et 2 500 blessés en 2001 et les attentats perpétués par Mohammed Merah en 2012, Toulouse a dû gérer des catastrophes majeures ces dernières années. "Ces événements nous ont permis de faire beaucoup de progrès sur la prise en charge des patients", relève Vincent Bounes, chef de service du Samu 31.
Pour encore mieux se préparer au pire, la Ville rose a annoncé mercredi 25 septembre la création d'un centre de réponse à la catastrophe qui rassemble la préfecture de Région, l'Agence régionale de santé, le CHU de Toulouse (et en particulier le Samu 31), le Sdis 31 (le service des pompiers), l'Université Paul-Sabatier et l'Institut toulousain de simulation en santé.
ël
, en Chine ou dans les Caraïbes
. "C'est très instructif d'avoir des retours de collègues par exemple à Tel Aviv qui sont confrontés quotidiennement à ces situations", ajouteSébastien Vergé.
Le centre de réponse à la catastrophe de Toulouse est l'unique structure de ce type en Europe. Néanmoins, elle n'a pour le moment pas de budget ni de lieu dédié. Mais à terme, Toulouse rêve d'installer un dôme de simulation.
Pour ce projet, le CHU travaille en collaboration avec l'université de Toulouse et l'entreprise Cegelec. L'idée serait d'aller chercher des fonds européens pour en financer la réalisation.
Autre innovation à l'étude, installer des capteurs (température, luminosité, bruit, vibrations) dans les ambulances ou les hôpitaux pour mieux récréer ensuite en conditions réelles les événements catastrophiques. "Nous ne savons pas précisément aujourd'hui quel est le niveau de bruit ou de vibration lors d'un accident de la route", illustre le responsable du Samu 31.
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Un des urgentistes de son équipe, Laurent Gout, a mis également au point un jeu pour s'entraîner à des scénarios catastrophes dans une ville recréée sur le logiciel Second Life. Le jeu multijoueur permet aux secours de s'entraîner à coopérer et a servi notamment à s'exercer au triage des patients dans les urgences.
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Par ailleurs, le CHU réfléchit à expérimenter des drones. "Plusieurs usages sont possibles. Quand nous arrivons sur une catastrophe, le lieu n'est pas toujours sécurisé pour permettre l'intervention des secours. Un drone pourrait permettre de survoler la zone et déjà donner des informations importantes comme le nombre de victimes. Les drones sont aussi utilisés à Tel Aviv pour mailler le territoire et dispatcher les réserves de sang", avance Vincent Bounes. L'avenir dira quels usages technologiques seront les plus utiles pour les services de secours.
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