Après une première phase de l'étude clinique très prometteuse, le vaccin contre le cancer ORL développé en grande partie à l'Oncopole de Toulouse entre dans sa phase deux. Un premier patient vient d'intégrer l'essai clinique dans cette nouvelle étape, au sein de l'établissement toulousain. Les détails.C'est un nouveau pas en avant pour la recherche médicale. Le centre de soins et de recherche spécialisé dans la lutte contre le cancer à Toulouse, l'Oncopole, vient de faire une annonce importante, autour de son projet de recherche portant sur un vaccin contre les cancers ORL. L'établissement vient d'intégrer le premier patient dans le cadre de la seconde phase (sur trois) de l'étude clinique.
« Avec la phase 1, une étape importante a été franchie. Le vaccin fait ce que nous attendons de lui, les patients réagissent bien avec une réponse immunitaire de longue durée. La phase deux doit désormais déterminer, sur du long terme, que les patients ne rechutent pas », commente auprès de La Tribunele professeur Jean-Pierre Delord, le directeur général de l'Oncopole et le médecin coordinateur de l'essai clinique.
Au total, ce sont 46 patients qui vont bénéficier de cette nouvelle thérapie dans le cadre de cette étape supplémentaire, grâce à l'appui de dix centres et établissements qui participent à l'essai clinique contre quatre jusqu'à présent. « Nous avons 18 mois pour intégrer tous les patients de la phase deux », commente le professeur.
Une thérapie complémentaire
Pour mener à bien ce projet, l'établissement toulousain s'est associé avec la biotech Transgene, basée dans l'Alsace, pour développer le protocole de soins comportant une individualisation du traitement. « Pour développer cette approche personnalisée par patient, nous nous appuyons sur un châssis commun puis nous adaptons certaines molécules pour chaque patient, à partir d'une technologie d'intelligence artificielle », commentait en février 2023 Hedi Ben Brahim, le directeur général de Transgene, dans les colonnes de La Tribune.