Il s'agit d'une étape décisive dans la nouvelle orientation technologique lancée en 2018 par le passementier stéphanois Neyret. Créée il y a plus de 200 ans, l'entreprise (qui emploie 1 200 collaborateurs pour 50 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2024) fournit les grandes marques de luxe avec ses rubans d'emballage et étiquettes tissées. Avec l'an dernier, un contrat clé pour fournir également les rubans des 5 084 médailles des Jeux olympiques de Paris 2024.
Désormais, elle lance la construction d'une nouvelle usine de 6 000 m² dans la Loire, à quelques kilomètres de son siège historique de Saint-Etienne. Ce bâtiment sera exclusivement dédié à la traçabilité unitaire des produits haut de gamme et de luxe : textile, parfums, cosmétiques, spiritueux, etc.
L'investissement est important à l'échelle de l'entreprise, de l'ordre de 20 millions d'euros, mais l'enjeu l'est tout autant. Grâce à ce nouveau site — mais aussi à la croissance de ses activités traditionnelles — l'entreprise espère doubler son chiffre d'affaires d'ici à cinq ans et recruter, au même horizon, une centaine de collaborateurs pour cette nouvelle usine, qui devrait être opérationnelle en 2026.
Plusieurs technologies développées et brevetées ces dernières années par Neyret seront mises en œuvre : QR Code, tissage d'étiquettes intégrant de la RFID (radio étiquettes équipées d'une antenne) ou de la NFC (communication sans fil de courte portée), gravure, etc. Ces étiquettes et marquages unitaires dits « intelligents » sont associés à une plateforme numérique. Ils permettront d'identifier précisément chaque sac ou vêtement sorti des ateliers de fabrication.