Les artisans et entreprises lyonnaises du Bâtiment peuvent désormais déposer sur un seul site leurs déchets de chantier à recycler, à enfouir et à réemployer. Il s’agit du premier espace de ce type sur le territoire de la métropole lyonnaise et l’un des tous premiers en France.Sur le Port Edouard Herriot, à Lyon, la plateforme de gestion des déchets du BTP de Serfim Recyclage - filiale du groupe Serfim (2.800 salariés ; 620 millions d'euros de chiffre d'affaires) - propose un nouveau service à ses clients : ici, sur ce site de plus de 10.000 m² accueillant 35.000 tonnes de déchets du BTP par an, un espace bien identifié de 200 m² est désormais réservé aux matériaux destinés au réemploi.
Une initiative qui s'inscrit dans le cadre de la loi Agec qui prévoit la mise en place d'une filière Responsabilité Élargie du Producteur (REP) pour les Produits et matériaux de construction du secteur du bâtiment (PMCB) selon le principe du « pollueur payeur ». Ces déchets représentent 42 millions de tonnes par an, dont 75% de déchets inertes.
C'est une première sur le territoire de la Métropole lyonnaise. D'autres espaces de réemploi existent par ailleurs, comme la plateforme Minéka à Villeurbanne ou l'espace Bobi réemploi, en revanche, c'est la première fois que les professionnels du bâtiment peuvent déposer sur un seul site, et donc avec un seul trajet, leurs matériaux réemployables en même temps que leurs déchets destinés à la revalorisation ou à l'enfouissement.
« Aujourd'hui, sur nos déchetteries professionnelles, il ne nous est pas possible de réaliser un tri manuel de ce qui est réemployable ou pas parmi les centaines de tonnes de déchets amenés chaque jour par nos clients », explique Raphaël Gas, président de Serfim Recyclage, leader régional du recyclage des déchets du BTP (500.000 tonnes par an), devant des groupes tels RDS ou Alvi.
Ainsi,« l'ouverture de cette zone dédiée doit permettre de faciliter la collecte et le geste de tri et donc d'augmenter significativement les volumes dédiés au réemploi. Les artisans pourront eux-mêmes déposer les déchets qu'ils estiment réemployables, sans subir de contrainte supplémentaire »,poursuit-il.
Stéphanie Gallo Triouleyre