La Cuisine du Web quitte sa "Tour du web" pour se recentrer sur ses missions
Stéphanie Borg
Stéphanie Borg
L'association d'entrepreneurs La Cuisine du Web (LCDW) déménage. Au tout début du deuxième trimestre 2019, l'équipe (3 salariés) investira le rez-de-chaussée du 59, rue de l'abondance, dans le 3e arrondissement de Lyon. Un immeuble qui n'est pas anodin : il héberge déjà "une belle communauté numérique, dont les startups Norsys et Synolia mais surtout l'incubateur 1Kubator, très proche de La Cuisine du Web", se réjouit Jean-Louis Brunet, délégué général de LCDW.
Les adhérents de l'association (200 membres à fin 2018) pourront retrouver, sur 220 m2, "dans leur cuisine centrale", leur espace dédié aux événements (LCDW en crée ou héberge près de 500 par an) adossé à un studio vidéo/postcast accessibles aux adhérents et un espace cuisine "convivial".
Le plan du nouvel espace (crédit : La Cuisine Du Web)
Il y a 3 ans, l'association avait investi sa "Tour du web". Elle réservait le rez-de-chaussée à ses événements et sous-louait les étages à une 20e d'entreprises (environ 150 salariés). Mais une inadéquation entre les loyers proposés et les charges réelles n'a pas permis à l'association de poursuivre ce modèle.
Une décision qui coïncide, de surcroît, avec la phase de maturité des entreprises présentes sur le site. La majorité cherchant à déménager pour faire face à l'accroissement de leurs effectifs. Elles laisseront la place au groupe Ionis.
L'association, qui a toujours milité pour la nécessité d'avoir un "lieu totem du numérique", partie prenante dans la création du H7, nom donné à la Halle Girard, n'a finalement pas choisi de s'y installer. En cause : des divergences avec les animateurs du lieu, notamment sur la question financière.
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"Nous avons besoin d'être pleinement autonome : il était compliqué d'investir un lieu partagé. Et nous ne vivons que des subventions de nos adhérents, il nous faut supporter un loyer faible. Sur ces deux points, nous n'avons pas trouvé d'accords avec le H7", souligne-t-il.
Même si l'association semble loin des acteurs numériques, le délégué général ne craint pas une défection des adhérents.
Stéphanie Borg
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