French Tech : Auvergne Rhône-Alpes compte deux Capitales et trois Communautés
Stéphanie Borg

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Article publié le 3 avril 2019 à 10:42, mis à jour le 4 avril 2019.
C'est officiel depuis ce mercredi 3 avril. Auvergne-Rhône-Alpes compte désormais deux capitales French Tech, des territoires "avec une grande densité de startups, dont au moins 5 bénéficiaires du Pass French Tech" et dont la vocation "est de déployer les programmes nationaux sur leur territoire", explique la Mission French Tech.
Autre ambition : que ces nouvelles capitales s'engagent à l'international, sous la bannière French Tech, pour "constituer une vraie équipe de France". Autrement dit, fini les missions individuelles ou régionales, les territoires sont désormais priés de s'aligner sur une seule ligne, la France.
Le temps d'un Lyon French Tech d'un côté et d'un Saint-Etienne French Tech de l'autre est donc révolu. Désormais, comme révélé dans La Tribune, les deux métropoles feront cause commune sous la bannière "French Tech One Lyon Saint-Etienne".
Une nécessité, notamment pour Saint-Etienne, qui ne remplissait pas à elle seule l'ensemble de ces critères - notamment sur ces fameuses scaleups indispensables.
Une unité "One", qui résume aussi les ambitions de cette phase deux pour la French Tech lyonnaise.
Le dossier lyonno-stéphanois se distingue aussi par une forte mobilisation autour de l'hypercroissance, l'international, l'inclusion numérique ou l'accès à l'éducation. Le tout concentré autour du nouveau lieu totem de la French Tech, le H7.
Si le nom collectif reflète bien la volonté des deux parties de ne pas s'effacer l'une au profit de l'autre, c'est toutefois l'ancienne association Lyon French Tech qui opèrera au nom de ce nouvel écosystème numérique. Dès cet été, la gouvernance devrait évoluer pour intégrer 10 représentants de startups élues, "des entrepreneurs qui souhaitent s'engager", et 10 représentants des deux écosystèmes. Renaud Sornin conserve pour le moment la présidence, mais songe à faire évoluer ce poste, notamment "pour s'imposer la parité à tous les niveaux". Un thème cher à l'entrepreneur.
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En outre, l'association de 3 salariés (budget : 300 000 euros) va pouvoir, avec l'intégration de ce nouveau territoire, recruter une quatrième personne, dédiée et installée à Saint-Etienne. L'ensemble du dispositif devrait être complètement opérationnel d'ici septembre 2019.
Autre lauréat du jour, la fédération des communautés du sillon alpin, French Tech in the Alps. Une communauté qui réunit Grenoble, mais aussi le Grand Annecy, Chambéry Grand Lac et Valence Romans.
Ce nouveau label a permis au mouvement d'intégrer un nouveau territoire, le Genevois français, et ainsi rayonner jusqu'aux portes de la Suisse.
Comme pour French Tech One Lyon Saint-Etienne, cette seconde capitale régionale sera chargée de déployer l'ensemble des programmes French Tech sur son territoire.
L'association pourrait faire évoluer sa gouvernance "vers une personnalité morale tout en conservant l'indépendance de chaque antenne locale", indiquait Eric Pierrel dans nos colonnes.
Une labellisation "qui permet un très bon maillage du territoire ", se satisfait Renaud Sornin et qui ouvre à des projets en commun à développer, selon le président de One Lyon Saint-Etienne.
En complément de ces deux relais officiels de la Mission French Tech, la Région compte trois communautés identifiées et labellisées. À côté de Lyon et Saint-Etienne, Clermont-Ferrand confirme sa présence dans le réseau French Tech et obtient le précieux sésame.
Si le statut de communauté ne permet pas d'être opérateur des dispositifs nationaux, il s'inscrit dans cette même démarche collective, rassemblant startups, investisseurs et collectivités. Pour remporter la mise, Clermont Auvergne French Tech a misé sur l'élargissement de son champ d'intervention, en passant de la CleanTech à la Tech, et territorial, en incluant dans son dossier les communautés d'entrepreneurs d'Issoire à Vichy.
Une labellisation qui satisfait son co-président, Olivier Bernasson :
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