Fabrik à Déclik : les jeunes se rebiffent et imaginent le(ur) monde de demain
Maxime Hanssen
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En février 2014, l'enquête "génération quoi ?" avait suscité un certain buzz médiatique. Parmi les éléments forts qui en ressortaient, 70 % des jeunes pensent alors que la société ne leur permet pas de montrer de quoi ils sont capables.
Partant de ce constat d'une jeunesse ne se reconnaissant ni dans les décisions politiques, ni dans un marché du travail qui les exclu, la Fabrik à Déclik s'est imposée une mission : "Redonner à tous les jeunes de la confiance, et le besoin d'oser, grâce à de nouveaux espaces d'expression et d'actions", affirme Simon Leurent, porteur de la déclinaison lyonnaise de ce projet né à Bordeaux en 2015, sous l'impulsion de l'association Osons ici et maintenant.
Une édition expérimentale se déroulera à Lyon du 6 au 9 juillet. 100 jeunes et 50 intervenants sont attendus, avec pour ambition de mettre en relation "jeunes et décideurs". Ce temps fort permettra à cette population d'horizons divers de trouver le "déclic", en vivant une expérience transformatrice au contact de personnes "inspirantes". Six parcours (artistique, médias, demain la transition, super pouvoir, sport autrement, entrepreneuriat social) ancrés dans des problématiques locales seront proposés. Avec pour thème fédérateur : "Au pire... ça marche !"
Le déclic, Simon l'a eu en se rendant à l'édition de Bordeaux à l'été 2015. Fraîchement arrivé à Lyon quittant la grisaille parisienne, il décroche un poste de responsable de l'innovation dans une entreprise de transport de fonds. Toutefois le jeune homme se rend rapidement compte qu'il n'est pas épanoui dans cette activité. "Mais c'est difficile de lâcher son emploi en temps de crise", explique-t-il. Une réflexion souvent partagée par d'autres personnes de son âge, empêchant toute prise de risque. Finalement, après son séjour aquitain et l'effervescence ressentie lors de la Fabrik à Déclik, il quittera son job et créera l'antenne lyonnaise. "La jeunesse est une ressource créative. Il faut qu'elle se libère de la peur et du climat ambiant", affirme-t-il.
Maxime Hanssen