[Initiatives 3/5] Fanny Auber, l'affable
Romain Charbonnier
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La question des réfugiés et des migrants ne cesse d'alimenter le débat avec plus ou moins de passion et de stéréotypes véhiculés, si bien que depuis 2011, le mouvement citoyen Singa a fait le choix de répondre à cette problématique en sensibilisant les publics par la volonté de créer du lien entre les individus. Une démarche devant mettre fin à la stigmatisation du "réfugié". D'ailleurs, le mot est banni de leur vocabulaire. « Ce sont des personnes avant tout », préfère souligner Fanny Auber, responsable de l'antenne lyonnaise, qui a vu le jour au début de l'année 2016. Singa est ainsi un tisseur de lien entre des populations françaises et réfugiées, et ne se considère pas comme une structure d'accompagnement.
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À Lyon, l'association regroupe une communauté de 1 300 membres dont 450 personnes réfugiées. "La mobilisation est forte, mais demande une grande pédagogie pour démystifier les idées reçues", reconnaît Fanny Auber. Et parmi les personnes accueillies, nombreuses sont chefs d'entreprises dans leur pays d'origine ou développent un esprit d'entreprendre, mais ne disposent pas de réseau, ni de compétences ni de connaissances pour entreprendre en France. Singa apporte alors les clés avec son incubateur, La Fabrique.
Romain Charbonnier
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