Innovation : Gen’éthic veut dévoiler le vrai visage RSE des entreprises
Stéphanie Gallo Triouleyre
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Stéphanie Gallo Triouleyre
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Leo Astorino n'en fait pas mystère. Après des études en sciences politiques et un master en entrepreneuriat qu'il a stoppé pour se lancer dans le grand bain, sa vie professionnelle commence avec sa startup Gen'éthic. Et il démarre plutôt fort, avec un objectif ambitieux : démocratiser la notation développement durable en proposant une solution adaptée au grand public.
Il pointe ainsi, d'un côté, des labels "souvent trop peu exigeants ou ne donnant pas accès à toutes les informations" et de l'autre des rapports RSE trop longs, trop techniques, "trop peu objectifs", et difficilement accessibles pour le grand public.
L'équipe de Gen'éthic a ainsi mis au point un nouvel outil permettant aux entreprises de présenter simplement et clairement "leur ADN".
Gen'éthic soumet ainsi l'entreprise à un questionnaire de 150 questions balayant tout le champ de la RSE (écologie, économie, gouvernance, social...). Un schéma, simple et lisible, est édité. Seconde étape : si l'entreprise souhaite rendre publique sa notation, elle doit alors accepter la vérification des réponses par des auditeurs indépendants. Et doit refaire valider chaque année ses scores.
Créée il y a un an, Gen'éthic a lancé la commercialisation de son service il y a quelques semaines seulement. Elle compte déjà une vingtaine de clients. Sous trois ans, Léo Astorino espère générer un chiffre d'affaires d'un million d'euros. Il pourrait opérer une première levée de fonds de 500 000 euros dans les prochains mois. Une goutte d'eau par rapport aux 200 millions d'euros que vient de lever un des acteurs majeurs du secteur, EcoVadis. Mais qui laisse présager une belle potentialité de développement.
Stéphanie Gallo Triouleyre
Recyclage des aimants : à Grenoble, une ligne pilote au cœur de la bataille des terres rares
Navettes volantes : SeaBubbles en quête de repreneurs pour survivre
Circuits électroniques pour l'IA : Nvidia entre au capital de Scintil Photonics
La start-up lyonnaise Y-Brush confrontée au ralentissement du marché américain