Dronestagram sur orbite
Romain Charbonnier
Romain Charbonnier
Le buzz, Dronestagram l'a connu cet été avec la photo d'un aigle prise par un drone dans le ciel de Bali. Plus de 90 000 vues ont été enregistrées sur la plateforme Dronestagram. « Sans compter le nombre de fois où elle a été reprise sur les sites internet, les réseaux sociaux et dans les médias », précise Eric Dupin, fondateur du site en juillet 2013. Depuis, les photos et vidéos prises par des drones civils et mises en ligne sur sa plateforme n'a pas fléchi. Le concept séduit et l'audience suit.
En moyenne, 300 000 pages sont vues par mois avec un pic à un million en juillet dernier. Des chiffres élevés résultat d'une couverture médiatique mondiale forte mais également d'un intérêt grandissant du public pour l'utilisation des drones.
Dronestagram a été développé à Lyon et l'est toujours. Une première levée de fonds réalisée en love money avait permis de réunir 100 000 euros. Mais face à la croissance de la plateforme, Eric Dupin s'affaire à réaliser un second tour de table auprès d'investisseurs privés. Des discussions avec des Français et Américains sont en cours et pourraient déboucher, d'ici à la fin de l'année, sur une levée de fonds d'un million d'euros. Une somme qui permettrait à la fois de « renforcer le marketing et la publicité pour nous faire connaître au plus grand nombre, développer la plateforme, lancer des applications, créer notre propre infrastructure de serveur pour héberger les vidéos ». Trois personnes seront également embauchées.
S'il lève de l'argent aux Etats-Unis, Eric Dupin réfléchit par ailleurs à l'ouverture d'un bureau à « New York ou San Francisco ».
Parallèlement, le bloggeur et chef d'entreprise affine encore le modèle économique du site.
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Mais rapidement, Dronestagram pourrait développer une place de marché sur laquelle, les photographes vendraient photos et vidéos. L'idée de mener des partenariats avec des marques est aussi à l'étude avec des pages dédiées et publicités ciblées.
Romain Charbonnier
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