Grenoble au coeur de la recherche en cancérologie
Marie Lyan
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Avec près de 350 000 cancers déclarés en France, pour un taux de rémission qui plafonne encore à 50%, l'objectif du Cancéropole Lyon Auvergne Rhône-Alpes (CLARA) est d'améliorer la détection et le traitement des malades afin de guérir deux cancers sur trois.
Pour cela, le CLARA fait partie des sept Cancéropoles français : il regroupe de près de 3000 chercheurs en région Rhône-Alpes et s'appuie sur quatre centres universitaires (Lyon, Grenoble, Saint-Etienne et Clermont-Ferrand). Mais selon le secrétaire général du CLARA, Amaury Martin, la région Rhône-Alpes, et notamment Grenoble, occupent une place de choix au sein de ce maillage : Rhône-Alpes est en effet le second territoire au niveau national, en terme de production scientifique, avec une progression de 22% du nombre de brevets en cancérologie. "Et Grenoble a la particularité d'être leader dans le domaine des dispositifs médicaux et des stratégies nano et micro invasives, représentant au niveau français un vrai leadership", rappelle-t-il.
Avec près de 180 millions d'euros investis depuis 2003, le CLARA a permis de soutenir 160 projets de recherche et de multiplier par quatre le nombre d'entreprises qui s'investissement aujourd'hui dans le domaine de la cancérologie. L'un de ses programmes phares, Preuve du Concept, a financé 39 projets associant le monde de la recherche et des start-ups du secteur comme LX-Repair, Fluoptics, Synthelis ou Immun-HD, grâce à une enveloppe de 21 millions d'euros, dont 4 millions ont été alloués spécifiquement à 14 projets grenoblois. "La cancérologie existe à Grenoble, et n'est pas uniquement issue des hôpitaux", glisse-t-il, même s'il évoque aussi à demi-mots une inquiétude concernant les prochains financements de la ville de Grenoble, qui met 2 des 15 millions apportés par les fonds publics.
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Créée en 2012, la centre de recherche biomédicale Clinatec se pose comme une illustration du savoir-faire grenoblois. Fondé par 4 partenaires (CHU, Isern, UJF, Cea-Leti), il vise à rassembler en un même lieu des chercheurs, des ingénieurs et des cliniciens pour faire face à trois défis : les cancers, les maladies neurodégénératives et les handicaps. Au total, ce sont une centaine de personnes (médecins, ingénieurs, biologistes, robotisions, cogniticiens) qui y travaillent.
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