Sentryo collecte 2 millions d'euros pour protéger l'Internet industriel
Marie-Annick Depagneux
Marie-Annick Depagneux
L'Internet industriel, dit de machine à machine, semblait à l'abri des cyberattaques il y a peu d'années encore. Ces réseaux pilotant les systèmes de production, de logistique ou encore les produits eux-mêmes sont devenus plus vulnérables parce qu'interconnectés avec le reste de l'entreprise, les sous-traitants et les partenaires.
C'est à leur protection que se consacre Sentryo, jeune pousse fondée mi-2014 par Thierry Rouquet et Laurent Hasermann, respectivement ex-PDG et ex-directeur technique d'Arkoon Software Security, vendu à Airbus Défense.
Pour conquérir ce marché estimé à plus de "500 millions d'euros en Europe et plus d'un milliard d'euros, à l'échelle internationale", à l'horizon 2020, Sentryo vient d'obtenir 2 millions en fonds propres, souscrits par ACE Management et Rhône-Alpes Création.
Préalablement à cette première levée de fonds, conclue en "six mois", la jeune société localisée sur le campus de la Doua à Villeurbanne, dans le Rhône, a déjà reçu un financement de 400 000 euros de Bpifrance, en mai dernier pour finaliser son produit, baptisé ICS Cybervision.
Ces 2 millions d'euros serviront à lancer ICS Cybervision en France et en Allemagne, de façon concomitante. Sentryo qui emploie une dizaine de collaborateurs va recruter de dix à quinze salariés supplémentaires, pour occuper des fonctions commerciales et de marketing.
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Celle-ci a notamment noué une collaboration étroite avec la direction énergie nucléaire du CEA à Cadarache. Totaliser une cinquantaine de clients, d'ici à 24 mois, tel est l'objectif de la startup.
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Ces ambitions doivent encore être concrétisées et Sentryo prévoit ensuite de partir à la conquête du reste de l'Europe et de l'Amérique du Nord. Mais il lui faudra procéder à une nouvelle augmentation de capital : entre sept et dix millions d'euros. Et parallèlement compter avec la présence de concurrents israéliens et américains.
Marie-Annick Depagneux
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