Comme une impression de révolution 3D
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« Quoi que vous produisiez, quelqu'un, quelque part dans le monde, essaie et parviendra à l'imprimer en 3D. » En matière d'impression 3D, le champ des possibles ainsi présenté par Philippe Heinrich, consultant en nouvelles technologies, est quasiment infini. Tout ou presque est imprimable.
Plastique, acier, or, céramique, béton, fibres alimentaires, tissu humain, etc. la liste des matériaux imprimables continue sans cesse de s'allonger.
« Si révolution il y a bien, elle sera davantage sectorielle », tempère Jean-Pierre Chevalier, professeur au Cnam, directeur du laboratoire Matériaux industriels, considérant que la technique d'impression 3D peut bouleverser les secteurs du bâtiment, de l'aéronautique, de l'aérospatiale et de l'industrie lourde, et peut-être davantage encore le secteur biomédical. Cette révolution programmée n'en est encore qu'à ses prémices et il semble difficile d'en mesurer l'étendue des effets.
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Qu'entend-on par révolution industrielle ? Acceptons, par définition, qu'il s'agisse d'un cycle d'innovation qui transforme profondément la production industrielle et son organisation. Or l'impression 3D bouleverse la manière dont sont conçus et fabriqués les produits. La « fabrication additive », sous son exact vocable, permet de créer des objets par empilement de fines couches de matière.
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