Santé : Bioaster décloisonne le tissu académique et industriel
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Au cœur du Biodistrict Lyon-Gerland, le bâtiment qui abrite le siège social de Bioaster n'est pas vraiment nouveau. Cependant, ce jeudi 2 février, il vient tout juste d'être inauguré. "Nous avons mis moins de temps à le construire, 15 mois, qu'à trouver une date pour son inauguration, 18 mois", sourit Philippe Archinard, président de cet institut dédié à l'innovation technologique en microbiologie et destiné à favoriser le développement des projets dans le domaine de la santé.
Il se place "au cœur de la stratégie" de Bioaster, puisque ses sept plateformes technologiques y sont installées, sur une surface de 3 600 m², dont les deux tiers sont consacrés aux laboratoires. De fait, "il permet de meilleures normes de qualification pour une translation plus rapide des résultats de la recherche dans le monde industriel", souligne Marie-Josée Quentin-Millet, directeur général de Sanofi Pasteur, un des fondateurs de Bioaster.
La construction de l'immeuble ainsi que l'achat des premiers équipements représentent un budget global de 14 millions d'euros. Pour le financer, la région Auvergne Rhône-Alpes et le Grand Lyon ont participé à hauteur de 5,2 millions d'euros, Sanofi Pasteur a effectué une donation d'un million d'euros et Bioaster a contracté un emprunt auprès de la Caisse d'Epargne Rhône-Alpes d'un montant de 2,6 millions d'euros.
Un des vocations de Bioaster, et des IRT (Institut de recherche technologique) de façon plus générale, est de favoriser un champ disciplinaire encore peu accompagné en France : la recherche technologique. "Nous avons dressé ce constat qu'en France, la recherche académique est hypertrophiée au détriment de celle technologique", indique Philippe Archinard.