Industrie du futur : comment Siléane renforce ses robots avec l'Intelligence artificielle
Stéphanie Gallo Triouleyre
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Hervé Henry et Isabelle Louison
Stéphanie Gallo
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Hervé Henry et Isabelle Louison
Stéphanie Gallo
Le fabricant stéphanois de robots destinés à l'automatisation du geste manuel en contexte aléatoire renforce ses investissements dans l'intelligence artificielle. Siléane a obtenu le feu vert de l'Agence nationale de la recherche (ANR) dans le cadre des appels à projets "Labcom", visant à développer des laboratoires communs entre des organismes de recherche publics et des PME ou ETI, autour de la thématique de l'Industrie du futur. Il réunira pendant 3 ans, six personnes : trois chercheurs financés par l'Etat et trois experts de l'équipe Siléane. Chacun des deux partenaires signant un chèque de 600 000 euros pour financer l'opération.
L'ambition ? Intégrer plus d'intelligence artificielle dans les robots pour leur permettre de s'adapter automatiquement à leur environnement. "Il s'agit d'un sujet stratégique pour le développement de Siléane", précise Hervé Henry, le dirigeant - et fondateur - de l'entreprise.
Le labcom, baptisé Ares, et mené en lien avec Liris*, représente ainsi une étape supplémentaire du rapprochement entre l'industriel stéphanois et Liris ECL (Ecole Centrale Lyon). Les différentes structures collaborent déjà dans un projet FUI de près de 3 millions d'euros destiné à mettre au point des outils de dévracage des pièces mécaniques pour l'industrie automobile.
Siléane propose aujourd'hui trois gammes de produits, associant robotique et vision : le Flowpick pour le pick and place, cette technique d'automatisation permettant au bras robotisé de piocher une pièce pour la placer à un endroit précis dans un emballage (boites de chocolats par exemple) ; le Rovaldy pour le montage de pièces sur des outillages de traitement de surface et le petit dernier, Kamido, robot 3D capable de dévraquer des amas de pièces diverses. Siléane travaille principalement pour l'agroalimentaire, la cosmétique, l'environnement, l'industrie pharmaceutique.
L'idée est désormais de franchir une nouvelle étape en développant de nouvelles méthodes d'apprentissage et de vision par ordinateur afin de créer des outils robotisés autonomes capables de s'adapter aux changements de contexte.
Stéphanie Gallo Triouleyre
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