Licensify veut endiguer "le pillage de l'open source"

Deux semaines après son lancement en bêta test, Licensify compte déjà une cinquantaine d'utilisateurs
Licensify

Deux semaines après son lancement en bêta test, Licensify compte déjà une cinquantaine d'utilisateurs
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La start-up héraultaise développant Nectop, le premier ordinateur éco-conçu, vient de subir, malgré elle, un accident industriel : elle se heurte à la décision de Google, prise en 2018, de restreindre l'utilisation d'une technologie open source (Widewine) dont elle est propriétaire à son navigateur (Chrome) ou aux navigateurs dotés de drivers (pilotes) Widewine en natif. Or le principal usage de Nectop est le streaming vidéo, et la majorité des sociétés de streaming, selon le fondateur de la start-up Adrien Thierry, utilisaient cette technologie.
Dès le mois de janvier 2019, Nectop a commencé à recevoir des notifications de conflit d'usage, et face à la multiplication des cas, a décidé de stopper tout développement du produit depuis la fin mars. Cette décision intervient dans un contexte très tendu, où la communauté des développeurs open source accusent les GAFAM de phagocyter ces technologies en théorie libres d'accès, comme l'analyse notamment le site spécialisé ZDNet.
Face à ce constat, Adrien Thierry annonce le lancement de Licensify, une nouvelle plate-forme destinée à sécuriser le travail et la rémunération des développeurs open source. Elle leur permet de proposer une version open source de leur produit, mais aussi une version premium dont une partie du code reste cachée sur la plate-forme pour endiguer le phénomène de rétro-engénierie (reverse engineering) que décrit Adrien Thierry.
Deux semaines après son lancement en bêta test, Licensify compte déjà une cinquantaine d'utilisateurs dont plusieurs clients. "Nous avons déjà un gros client américain et de nombreux contacts en Inde, où se trouvent des millions de codeurs potentiellement concernés par ces sujets", rajoute Adrien Thierry.
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En cours de constitution juridique, Licensify prévoit de réaliser une levée de fonds de 300 000 à 400 000 € d'ici la fin 2019, afin de financer le recrutement de son équipe. De deux cofondateurs à ce jour, la start-up compterait de sept à neuf salariés dans cette perspective.
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