Innovation : Med In Town veut apporter la fabrication additive au cœur des hôpitaux
Stéphanie Gallo Triouleyre

Photo d'illustration
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Et si, demain, les hôpitaux produisaient, dans leurs propres murs, le matériel utilisé en bloc opératoire grâce à l'impression 3D ? Le chemin est, probablement, encore long mais c'est bien l'ambition de Jérôme Prêcheur, ex responsable qualité et production des entreprises ligériennes Finortho (polissage et fabrication additive pour l'industrie médicale) puis Marle Finishing (activité finishing pour implants médicaux).
Il a créé, il y a quelques jours, la startup Med In Town, avec un capital social de 100.000 euros. Incubé par l'Ecole Nationale des Mines de Saint-Etienne, il travaille sur le projet depuis plus d'un an.
L'impression 3D permet au chirurgien, via une entreprise sous-traitante, d'obtenir un jumeau de l'anatomie de son patient. Ce modèle lui permet non seulement d'entrainer sa gestuelle mais aussi de choisir, avant l'opération, une prothèse de la bonne taille - voire même sur mesure -, et de déterminer les instruments chirurgicaux dont il a besoin.
S'appuyant sur cette technologie déjà éprouvée aux arguments bien rôdés, Jérôme Prêcheur veut fournir aux établissements de santé une solution clé en main.
L'entrepreneur a donc élaboré une solution d'impression 3D clé en main, nomade, hébergée dans des containers maritimes (12 mètres X 2,5) avec deux imprimantes 3D, le matériel nécessaire au travail de la poudre, à la désinfection, une salle blanche etc... Il indique que ces matériaux seront entièrement recyclables et qu'une fois utilisées, les pièces pourront être broyées et réutilisées.
Lauréate du Réseau Entreprendre Loire, des programmes de soutien à l'innovation Inovizi et D2IN, Med in Town doit désormais encore lever 500 000 euros pour financer son démonstrateur. Il espère la boucler d'ici six mois.
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Et faisant d'une pierre deux coups, ce démonstrateur produira réellement, pour le compte de fabricants de matériel. "Le container est dimensionné pour réaliser 700 000 euros de chiffre d'affaires, en sous-traitance, par an". La fabrication de ces usines nomades sera déléguée à la PME grenobloise IMeBIO.
Stéphanie Gallo Triouleyre
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