Time For The Planet, le second étage de la fusée se prépare
Zoé Favre d'Anne
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Time For The Planet a déjà réussi à fédérer 6.500 associés et à lever 1,1 millions d'euros.
DR Time For The Planet
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Time For The Planet a déjà réussi à fédérer 6.500 associés et à lever 1,1 millions d'euros.
DR Time For The Planet
L'entrepreneuriat comme levier d'action pour lutter contre le réchauffement climatique, c'est le credo de la société Time For The Planet. L'objectif final : réunir 1 milliard d'euros qui permettront de créer 100 entreprises porteuses d'innovations, engagées et efficaces dans la lutte contre les gaz à effet de serre.
A partir d'un euro, tout le monde peut acquérir une action de Time For The Planet et devenir associé. Pour son tout premier anniversaire, dans trois jours, cette société a ainsi déjà réussi à fédérer 6.500 associés et lever 1,1 millions d'euros.
Aujourd'hui, elle passe un autre étape dans son développement. Elle lance son premier appel à innovations et présente le conseil scientifique qui sera chargé d'en vérifier et valider la crédibilité.
Les futures innovations devront s'inscrire dans l'une des vingt problématiques liées réchauffement climatique ciblées Time for the Planet. Elles sont réparties en quatre objectifs (zéro émission, efficacité énergétique, sobriété et captation), déclinés dans cinq grands secteurs secteurs (énergie, industrie, transport, agriculture, bâtiment).
"Je n'ai jamais vu une boîte aussi rapide à monter que celle-ci", avance Mehdi Coly, un des fondateurs du projet, déjà entrepreneur par le passé. En quatre mois d'existence, Time For The Planet avait en effet déjà réussi à collecter 250.000 euros. Pour atteindre le milliard affiché d'ici 2025-2030, au-delà des associés, les fondateurs comptent aussi sur l'adhésion de grandes entreprises et fortunes familiales.
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Trois premières entreprises devraient voir le jour dès 2021. "Afin que l'argent soit bien investi, il nous faudra bien sélectionner les innovations à soutenir, mais nous ne sommes pas des scientifiques. ", soutient Coline Debayle, elle aussi fondatrice.
C'est pourquoi les projets innovants, sujets à investissement, vont d'abord être triés selon un processus en plusieurs étapes : avec d'abord, une première évaluation réalisée par des associés, qui seront chargés de vérifier notamment si leur objet rentre bien dans le cadre des des vingt problématiques évoquées plus haut. Ensuite, ces projets seront soumis au conseil scientifique. Puis les innovations devront enfin se plier à des tests de potentiel marché. Tout ce processus devrait "éclairer la décision" des associés, qui décideront en bout de ligne d'investir ou non dans ces innovations, lors de leur assemblée générale.
Zoé Favre d'Anne
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