Dématérialisation : un nouveau CEO chez Yooz, pour quelle feuille de route ?
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Laurent Charpentier, nouveau CEO de Yooz.
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Laurent Charpentier, nouveau CEO de Yooz.
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Le 19 mai dernier, Yooz, éditeur SaaS de solutions de dématérialisation et d'automatisation des processus achats et factures, annonçait la nomination de Laurent Charpentier, anciennement COO/CIO, au poste de CEO. Cette nomination s'accompagnait de cinq autres changements (1) au sein de la direction, afin d'accompagner la croissance à l'international de l'entreprise.
Si le siège de l'entreprise est à Aimargues (Gard), c'est depuis son bureau à Dallas que le nouveau CEO nous répond.
LA TRIBUNE - Quelle a été la trajectoire de Yooz depuis sa création en 2010 ?
Laurent CHARPENTIER - Je rappelle que Yooz est une spin-off d'Itesoft, lancée en 2010 pour servir les PME et amener une solution SaaS de dématérialisation des factures fournisseurs. La séparation avec Itesoft est intervenue en 2015... Nos clients ont d'abord été les experts-comptables puis les PME. Et devant ce succès, Yooz s'est lancé à l'international en attaquant, en 2014, par les Etats-Unis. C'est le moment où j'ai rejoint Yooz. Aujourd'hui, Yooz, c'est un annual recurring revenu de 37 millions de dollars. Yooz génère 45% de croissance annuelle en moyenne depuis 2017, pour anticiper les évolutions de la facturation électronique. Certifié Great Place to work, nous nous sommes développé en 2021 en Angleterre, en Espagne et en Afrique du Nord. Nous réalisons 35% de notre activité aux Etats-Unis et 5% du reste en Europe, ce qui nous laisse une belle marge de manoeuvre à l'export.
La digitalisation, et donc la dématérialisation des documents, est un sujet stratégique. Quelle est votre position sur le marché ?
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Yooz compte aujourd'hui 4.000 clients, soit 200.000 utilisateurs répartis dans 33 pays, notamment 9 des 10 plus grands cabinets comptables en France, où nous sommes leader, même si le taux de pénétration est encore relativement faible car beaucoup de PME ne sont pas encore équipées. Bien sûr des compétiteurs arrivent mais avec moins de fonctionnalités que Yooz et pour des cibles plus petites que nous, qui visons les PME-ETI. Nous comptons par exemple parmi nos clients Groupama, Aubade ou ManoMano... Aux Etats-Unis, le taux d'équipement des petites entreprises est encore faible - plus de 70% des PME ne sont pas équipées - nous avons donc un énorme marché devant nous ! Nous avons attaqué ce marché alors qu'il y a avait déjà de grands noms qui occupaient la place, mais nous restons compétitifs, surtout sur le middle market, c'est à dire les entreprises qui traitent 1.000 à 2.000 factures par mois.