Des Toulousains mettent au point le premier hélico électrique conventionnel

Florine Galéron
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Quand le moteur électrique démarre, on est d'abord frappé par le son léger généré par l'engin. Rien à voir avec l'assourdissant bruit d'un hélico classique. Cet hélicoptère doté de batteries électriques a été présenté le 20 novembre dernier, à l'occasion des Assises aéronautique et développement durable organisées par l'Enac (École nationale de l'aviation civile) à Toulouse. "C'est le premier hélicoptère électrique conventionnel (au format standard, NDLR) dans le monde", explique Philippe Antoine, à l'origine du projet.
Cet ingénieur du groupe Latécoère a d'abord travaillé au début des années 2000 sur la fabrication d'un hélicoptère électrique, le Microcopter. L'appareil a volé pour la première fois à Muret en 2004, mais rapidement le projet a été abandonné à cause d'un problème de motorisation.
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En 2012, Philippe Antoine décide de lancer le projet Volta. L'entrepreneur remotorise totalement l'appareil pour y placer une batterie électrique. Le défi : réaliser une batterie suffisamment puissante pour assurer le décollage. Jusqu'ici, les deux seuls hélicoptères électriques ayant déjà volé à travers le monde n'ont tenu respectivement que 10 secondes et 2 minutes. Des performances médiocres comparées à la traversée de la Manche de 37 minutes de l'E-Fan, l'avion 100% électrique d'Airbus ou encore l'avion Solar impulse qui est parvenu à franchir le Pacifique en 117 heures l'été dernier.
Florine Galéron