"Le nouvel avion de l’Isae-Supaero pourrait améliorer la sécurité du transport aérien"

Anne Aguer
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isae supaero
Isae-Supaero

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Le Vulcanair P68 Observer est le neuvième avion de votre flotte. Quelles sont ses vocations pour l'Institut ?
Éric Poquillon : Cet avion bimoteur utilitaire sert à la fois pour la recherche et pour l'enseignement. Dans le domaine de la recherche, on l'utilise pour comprendre l'origine des erreurs du pilotage en mélangeant la neuro-ergonomie et les facteurs humains. L'objectif est de comprendre l'erreur du pilote et d'améliorer le cockpit. À terme, nous serons aptes à proposer des mesures correctives (comme des alarmes) et espérons pouvoir, dans le futur, trouver le moyen d'arbitrer l'autorité entre les systèmes automatique et le pilote humain.
Le P68 sera également un outil précieux pour les élèves. Ils pourront réaliser des TP en vol. Avec l'aide d'un pilote de démonstration, ils observeront les réactions de l'avion et pourront suivre ses paramètres en temps réel sur un écran en amphithéâtre. Ce projet permet aux élèves de faire un lien entre l'enseignement théorique et le réel.
Comment est-il équipé ?
Pour mettre à profit ces projets, l'avion est équipé d'instruments d'efforts, d'altitude et de trajectoire. Il comprend un système d'acquisition pour assembler et dater les paramètres. Afin de suivre l'activité cérébrale du pilote, un système d'eye-tracking a été installé (grâce à sa pupille) avec des caméras dotées de diodes éclairées autour du cockpit. On souhaite également y installer des équipements amovibles comme des électrocardiographes. Enfin, le P68 possède un système d'imagerie cérébrale, FNIRS (Fonctionnal Near Infrared Spectroscopy), système infrarouge, pour observer le taux d'oxygénation des zones du cerveau du pilote.
Comment fait-on l'acquisition d'un tel outil de recherche ?
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