First Man : que pensent les scientifiques toulousains du film sur Neil Armstrong ?

Florine Galéron
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Universal

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"Papa, vas-tu revenir de la Lune ?" demande un des enfants de Neil Armstrong, à la veille de son départ pour la mission Apollo 11. "Il y a un risque que je ne rentre pas", rétorque l'astronaute, avant d'ajouter qu'il ne peut précisément évaluer ce risque.
Cette scène tirée du film First man, en salles depuis mercredi 17 octobre, résume pour Serge Gracieux, chargé d'études muséologiques à la Cité de l'espace, "le coût humain, le prix à payer" des missions spatiales dans les années 60. "Neil Armstrong a sacrifié huit ans de sa vie dans ce programme, c'est un véritable don de soi", a-t-il souligné vendredi 12 octobre à l'occasion d'une projection en avant-première du long-métrage depuis le musée spatial toulousain.
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Également présent au débat, l'astronaute de l'agence spatiale européenne (Esa) Jean-François Clervoy relève que même si "aujourd'hui il reste un risque sur 100 d'avoir une catastrophe, à l'époque c'était plutôt une chance sur deux d'y rester". Sans tomber dans le mélodrame, le film réalisé par Damien Chazelle (auteur également de La La Land) retrace la succession de sacrifices humains au fil des missions qui ont permis à Neil Armstrong d'être le premier homme à poser un pied sur la Lune le 21 juillet 1969. Deux ans auparavant, lors de la première mission Apollo, un incendie dans le vaisseau provoque la mort des astronautes Virgil Grissom, Edward White et Roger Chaffee. L'année précédente, le premier équipage de Gemini 9 (Elliott See et Charles Bassett) s'est écrasé à l'atterrissage sur une usine aéronautique.
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