L'Occitanie se dote d'un institut quantique

Florine Galéron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L'Occitanie se positionne sur la recherche quantique.
Quantonation

Florine Galéron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L'Occitanie se positionne sur la recherche quantique.
Quantonation
Après la création d'Aniti, l'institut d'intelligence artificielle de Toulouse, la recherche occitane se positionne sur un nouveau champ de pointe : le quantique. Une dizaine de laboratoires de recherche et de grands industriels comme Atos, Airbus, IBM ou Thales se sont fédérés pour créer l'Institut quantique occitan. Et ce alors que le président de la République a annoncé le 21 janvier dernier un plan quantique en France doté d'1,8 milliard d'euros.
"Cela fait trois ans que des chercheurs toulousains et montpelliérains travaillent sur ce projet d'institut. L'idée est de rassembler les forces académiques, industrielles et universitaires sur les technologies quantiques pour peser un peu dans le domaine", explique Xavier Marie, enseignant-chercheur au laboratoire de physique et chimie des nano-objets de l'Insa et porteur toulousain du projet d'Institut quantique occitan.
Le coup d'accélérateur au projet est venu avec un soutien de taille sous l'impulsion de la région Occitanie. La collectivité a décidé en décembre dernier d'allouer quatre millions d'euros sur les quatre prochaines années via le dispositif "défi-clé". En ajoutant les financements dans le cadre du contrat plan État-région et les fonds Feder, ce sont au total 10 millions d'euros qui seront dédiés à la recherche quantique régionale. Ce n'est qu'un début car d'autres financements pourraient être décrochés via le plan quantique annoncé par Emmanuel Macron ou le programme européen Quantum Technologies Flagship.
À lire également
Actuellement, 200 chercheurs issus d'une dizaine de laboratoires du CNRS, de l'Université de Montpellier, de l'Université Toulouse III - Paul Sabatier, de l'Insa, et de l'Isae-Supaero, mènent des travaux sur cette thématique. "Si l'on compare à des places fortes de la recherche quantique en France comme Grenoble ou Paris-Saclay, Toulouse et Montpellier s'appuient sur une masse critique plus limitée de chercheurs mais l'Occitanie dispose de quelques laboratoires de grande qualité sur ce sujet. Le fait que la région se positionne sur la quantique, c'est un signe qui est donné aux équipes existantes pour donner une visibilité plus importante à leurs travaux", estime de son côté Antoine Petit, le PDG du CNRS.
Florine Galéron
Jean-François Zygel : « En musique, l'IA générative est devant un échec »
Aéronautique : front commun de l'Isae-Supaero et l'Enac face à la compétition internationale
Feu dans les moteurs d'avion : la France lance une plateforme unique au monde
Le casino Barrière de Toulouse, premier en France à adopter le contrôle biométrique