Afin de proposer des solutions thérapeutiques, qui n'existent pas à ce jour, contre les maladies dégénératives, cette scientifique pluridisciplinaire (chimie appliquée, biophysique, neurosciences, etc.) a cofondé Synaxys. Basée à Toulouse, l'entreprise développe "des modèles de culture 3D", capables de reproduire le fonctionnement du cerveau humain. Bâtis sur l'utilisation de cellules-souches neuronales, ces "minis cerveaux", permettent de mieux comprendre les pathologies neurodégénératives et d'évaluer l'efficacité des traitements en cours de développement. Cette technologie est l'aboutissement de près de 15 années de recherche.
"Mes recherches ont débuté aux Etats-Unis, se sont poursuivies en Allemagne et lorsque la technologie est devenue plus mature, je me suis installée à Toulouse. Par la suite, j'ai rencontré mon associé Michel Fareng, un entrepreneur confirmé, et nous avons lancé l'entreprise en mars 2018", raconte la présidente de Synaxys.
En plus d'accéder la recherche de traitement, la technologie développée par la startup toulousaine remplace l'expérimentation animale. "Les modèles de culture" (de la taille d'un corn flakes) collectent des informations "in vivo", représentatives de la biologie de l'homme, "fonctionnelles localisées en trois dimensions et corrélées dans le temps (5D)". Dotés d'une longue durée de vie, les "minis cerveaux" Synaxys permettent d'obtenir des résultats plus pertinents et adaptés sur des périodes plus courtes.