Aux derniers jeux paralympiques de Tokyo, Alexis Hanquinquant a remporté la médaille d'or à l'épreuve du triathlon avec 3 minutes et 48 secondes d'avance sur son dauphin. Une performance de taille que l'athlète, amputé d'une jambe après un accident de travail, a réussi en partie grâce à une innovation technologique. « J'étais le premier athlète à disposer de la même prothèse pour l'épreuve de course et de vélo. Mon prothésiste a mis au point un système artisanal avec une coque de carbone fixée sur le pédalier et la lame de ma prothèse venait se glisser à l'intérieur. Cela fait peut-être gagner une minute lors de la transition entre les épreuves mais sur une telle compétition, on essaie de grapiller la moindre seconde », explique le sportif de haut niveau.
À 500 jours des Jeux de Paris, Alexis Hanquinquant avait rendez-vous ce vendredi 17 mars à Toulouse au sein du Protospace d'Airbus. Ce fab lab interne dédié au développement d'innovations est équipé notamment d'imprimantes 3D pour réaliser du prototypage rapide. Sous l'impulsion de Christophe Debard, lui-même amputé d'une jambe à l'âge de 13 ans, le constructeur aéronautique s'est doté en 2018 d'un Humanity Lab, un laboratoire pour utiliser la compétence d'ingénierie d'Airbus pour des applications sociétales. L'équipe de Christophe Debard a utilisé le prototypage rapide pour mettre au point par exemple des lames de course pour permettre aux personnes amputées des membres inférieurs de pratiquer du sport à partir des chutes industrielles en fibre de carbone habituellement utilisées sur l'A350 d'Airbus. Une innovation qui a donné naissance à la startup albigeoise Hopper.