En France, la maladie de Parkinson touche environ 272.000 personnes, et 25.000 nouveaux cas se déclarent chaque année. Cette affection chronique neurodégénérative, qui se caractérise par la disparition progressive de certains neurones dans le cerveau, touche les fonctions motrices (ralentissement des gestes, tremblements, rigidité, etc.) et engendre divers autres symptômes non-moteurs souvent invalidants comme les troubles du sommeil, l'irritabilité ou l'anxiété par exemple. De plus, les malades voient, peu à peu, leur qualité de vie se détériorer et perdent leur autonomie. Tandis que la maladie progresse avec près de 7 millions de personnes touchées à travers le monde, il n'existe pour l'heure aucun traitement curatif. La majorité des malades reçoivent un traitement par lévodopa (ou L-dopa), une substance qui permet de réduire les symptômes parkinsoniens et de mener une vie plus ou moins normale, mais qui après plusieurs années peut provoquer des mouvements involontaires, appelés dyskinésie, chez jusqu'à 30 % des patients.
Installée au sein de Castres-Mazamet Technopole (Tarn), structure dédiée à l'innovation, l'entreprise franco-américaine Neurolixis pourrait bien révolutionner le traitement contre la maladie de Parkinson. Spécialisée dans les nouvelles thérapies pour traiter les troubles du système nerveux central, elle a mis au point NLX-112, un médicament qui s'est montré très efficace lors de premiers essais cliniques, notamment sur les dyskinésies induites par la lévodopa. Également connue sous le nom de béfiradol, la molécule contenue dans le médicament expérimental est issue des laboratoires de recherche Pierre Fabre dans le traitement des douleurs chroniques et pour laquelle Neurolixis a obtenu une licence d'exploitation.